Lille : La police s’invite à une fête clandestine dans un ancien bunker

COUVRE-FEU Plusieurs dizaines de jeunes avaient transformé cette ancienne fortification militaire en véritable boîte de nuit

Mikaël Libert

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Dans ce bois, les fêtards pensaient être à l'abri des regards.
Dans ce bois, les fêtards pensaient être à l'abri des regards. — Google maps
  • Une nouvelle fête clandestine a été découverte par les policiers du Nord.
  • Une quarantaine de jeunes avaient investi un vieux bunker transformé en discothèque.
  • Sept personnes ont été interpellées, dont six organisateurs et un dealer.

La pilule bleue qui calme la fièvre du samedi soir. Samedi, en début de soirée, les policiers lillois sont une nouvelle fois intervenus pour mettre un terme à une fête clandestine. Malgré le couvre-feu, quelques dizaines de jeunes s’apprêtaient à prendre du bon temps dans une friche transformée en véritable discothèque a-t-on appris auprès de la Direction départementale de la sécurité publique (DDSP) du Nord.

Ils pensaient avoir bien préparé leur coup, les organisateurs de la fête. Le lieu, déjà, n’était pas un immeuble d’habitation en plein centre-ville mais un ancien bunker abandonné situé au milieu d’un petit bois à Hellemmes, près de Lille. A l’intérieur, tout avait été apporté pour que l’endroit ressemble à une boîte underground : groupe électrogène, grosse sonorisation, spots lumineux et même une machine à fumée. Il y avait aussi un dealer chargé de produits stupéfiants, pour ceux qui n’arrivent pas à s’amuser sans passer par la case drogue.

Sept interpellations et 38 verbalisations

Bref, la soirée s’annonçait endiablée jusqu’à ce que des personnes qui n’étaient pas invitées ne fassent irruption sur le coup de 20 h 30. La sono avait à peine eu le temps de chauffer que des effectifs de police ont débarqué en force. Panique à bord. Quelques fêtards sont parvenus à prendre la fuite mais la plupart des personnes présentes ont été contrôlées, assure la police. Tous, 38 au total, ont été verbalisés pour le non-respect du couvre-feu avant d’être renvoyés au lit.

Pour les organisateurs, la fin de soirée s’est annoncée plus compliquée. Ils étaient six, âgés de 18 à 33 ans, originaires de la métropole lilloise et du Valenciennois, à terminer en garde à vue pour mise en danger de la vie d’autrui. Une septième personne, le dealer, a aussi été interpellée pour trafic de stupéfiants. La totalité du matériel a par ailleurs été saisie.