Grand-Est : Six hommes mis en examen pour une série d’attaques de distributeurs de billets

CASSE Trois de ces six mis en examen ont été écroués après le démantèlement du gang

20 Minutes avec AFP

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Un retrait à un distributeur automatique de billets (illustration).
Un retrait à un distributeur automatique de billets (illustration). — Pixabay

Six hommes ont été mis en examen, dont trois ont été écroués, dans le cadre du démantèlement d’un gang qui s’attaquait aux distributeurs automatiques de billets par moyen explosif gazeux dans le Grand-Est, a annoncé vendredi la juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) à Nancy. Au total sept hommes, de 31 ans à 50 ans, avaient été interpellés mardi en Haute-Marne, Isère et dans les Vosges dans le cadre de cette affaire par quelque 110 militaires, dont le GIGN de Reims. L’un d’entre eux a été remis en liberté.

Les perquisitions ont permis la découverte de deux véhicules volés, dont un enterré dans la propriété d’un des malfaiteurs, ainsi que de nombreux éléments démontrant la préparation de nouveaux actes, qu’il s’agisse de vols de voitures (boîtiers dits ODB permettant le démarrage des véhicules sans effraction…) ou d’attaques de distributeurs (piles de 4,5 volts assemblées et pouvant servir de détonateur, deux détendeurs pour bouteille de gaz…), a précisé la même source.

Plusieurs centaines de milliers d’euros de préjudice

Les attaques avaient commencé en avril, notamment dans le département des Vosges, à Contrexeville et Vittel, et en Haute-Saône, à Saint-Loup-sur-Semouse. Une information judiciaire avait été ouverte en juin à la Jirs de Nancy pour vols en bande organisée, destruction du bien d’autrui par un moyen dangereux pour les personnes et association de malfaiteurs en vue de préparer des crimes, en l’espèce des vols en bande organisée. Une cellule d’enquête spécialisée avait été constituée.

Elle a permis de remonter la piste du gang dont le préjudice global s’élève à plusieurs centaines de milliers d’euros. « Doivent s’ajouter les importants dégâts occasionnés sur les immeubles abritant les distributeurs », a souligné la Jirs, à l’exemple de Contrexeville, où un arrêté de péril a été rendu « nécessaire » pour un immeuble, ou à Vittel où « certains locataires » ont été contraints de déménager.