Le siège du PCF à Paris dans le 19e arrondissement. (Illustration)
Le siège du PCF à Paris dans le 19e arrondissement. (Illustration) — SIMON ISABELLE/SIPA

#METOOGAY

Paris : L’élu communiste accusé de viol sur les réseaux sociaux nie les faits

Les accusations de viol et d’agression sexuelle postées sur Twitter contre un élu communiste parisien et son conjoint ont fait émerger le hashtag #MeTooGay sur les réseaux sociaux

L’apparition du hashtag #MeTooGay est consécutive d’un tweet accusant deux membres du PCF de viol et d’agression sexuelle. Jeudi, un élu du 14e arrondissement et conseiller de Paris, Maxime Cochard, et son conjoint ont été visés par un jeune homme qui a affirmé sur Twitter avoir été violé par eux à l’âge de 18 ans alors qu’il était dans une « situation particulièrement vulnérable ».

« Je considère qu’ils ont profité de ma jeunesse, de ma naïveté, du fait qu’en raison de problèmes familiaux je n’avais pas vraiment d’endroit où dormir, de leurs responsabilités au sein du PCF pour avoir des relations sexuelles non consenties avec moi », écrit l’internaute sous le pseudo « Prunille », qui indique ne pas avoir décidé « des suites à donner ».

« Une action judiciaire en diffamation » engagée

Après cette révélation, le Parti communiste a réagi, jeudi soir, via un communiqué de sa section Paris. « Nous venons de découvrir sur le réseau social Twitter des accusations publiques de viol et d’agression sexuelle à l’encontre de Maxime Cochard et de son conjoint adhérents du PCF Paris. » Le PCF a alors demandé « au regard de nos engagements », à ses deux membres « de se mettre en retrait de toutes leurs responsabilités du PCF Paris », et à Maxime Cochard de se mettre en retrait du Conseil de Paris.

Ces derniers, qui nient les faits de viol, « bénéficient tous deux de la présomption d’innocence. La justice doit désormais faire la lumière sur ces accusations graves », ajoute le communiqué.

Une démarche pour diffamation engagée

Maxime Cochard a rapidement réagi dans un communiqué, également publié sur Twitter, dans lequel il dénonce « une accusation totalement fausse ». « Compte tenu de la gravité de tels propos et de leur caractère calomnieux, j’ai donné instruction à mon avocat d’engager immédiatement une action judiciaire en diffamation », a indiqué l’élu.

Contacté par l’AFP jeudi soir, Maxime Cochard n’a pas souhaité s’exprimer dans l’immédiat. Son avocate Fanny Colin a confirmé de son côté que les faits de viol étaient « formellement contestés » par son client et qu’une démarche pour diffamation avait été engagée.