Lyon : Suspectant une liaison entre sa femme et son ouvrier, le chef d’entreprise sort une arme

VIOLENCES Le suspect, chef d'entreprise à Saint-Priest, vers Lyon a été jugé en comparution immédiate pour ces violences conjugales en fin de semaine dernière. Il a été condamné

E.F.

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Le palais de justice de Lyon Illustration.
Le palais de justice de Lyon Illustration. — E. Frisullo / 20 Minutes

A la barre du tribunal, il a indiqué avoir « pété les plombs » mais a fait mine de ne pas se souvenir des coups portés à son amie. En fin de semaine dernière, un chef d’entreprise de Saint-Priest a été condamné en comparution immédiate à huit mois de prison avec sursis devant le tribunal correctionnel de Lyon pour avoir exercé des violences​ sur sa compagne et l’avoir menacée avec un fusil de chasse.

L’homme, qui avait trop bu lors des faits, selon Le Progrès, s’en est pris à la victime par jalousie, la soupçonnant d’entretenir une liaison avec l’un de ses ouvriers. Une relation amicale vue d’un mauvais œil par le patron, qui a rappelé à l’audience qu’elle n’avait pas à parler à son ouvrier et qu’elle avait découché à plusieurs reprises ces derniers temps. A son retour à la maison, ce jour-là, la femme a essuyé la colère de son compagnon qui l’a frappée à l’extérieur de leur habitation. Puis, alors que la victime s’était réfugiée dans sa voiture, le chef d’entreprise, passionné de chasse, a sorti l’une de ses armes, encore dans sa housse, et l’a placée sur le capot du véhicule. Réalisant la violence de son acte, il a alors replacé son fusil dans un coffre. Trop tard. La police avait déjà été alertée des faits et a interpellé le conjoint violent.

La victime, prête à reprendre la vie conjugale, n’a pas souhaité porter plainte. L’homme, qui aurait déjà asséné des gifles à sa compagne devant leurs enfants par le passé, a l’obligation d’effectuer un stage sur les violences conjugales. Il a également écopé d’une interdiction de porter et de détenir une arme pendant trois ans et a vu ses cinq fusils confisqués par la justice, selon le quotidien régional.