Angers : Un homme de 27 ans soupçonné d’une série de viols sur mineurs

ENQUETE L’homme a été renvoyé devant les assises pour viols aggravés, agressions sexuelles aggravées, ainsi que pour détention et diffusion d’images pédopornographiques

20 Minutes avec AFP

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Le palais de justice d'Angers.
Le palais de justice d'Angers. — JS Evrard/AFP
  • Dix victimes mineures, dont certaines avaient moins de 5 ans au moment des faits, ont été identifiées.
  • Les faits ont potentiellement été commis dans un cadre professionnel et familial.

C’est un signalement sur Pharos, la plate-forme de signalement de contenus illicites, qui avait déclenché l’enquête. Un Angevin de 27 ans a été renvoyé devant les assises pour viols aggravés, agressions sexuelles aggravées, ainsi que pour détention et diffusion d’images pédopornographiques entre 2010 et 2018, a annoncé ce jeudi le procureur de la République d’Angers.

« Nous avons dix victimes mineures identifiées, dont certaines avaient moins de 5 ans au moment des faits, 24 parties civiles et 42 infractions constituées pour le mis en cause », a indiqué Eric Bouillard, confirmant une information de Ouest-France.

Des faits dans le cadre professionnel et familial

Le jeune homme, qui vivait chez ses parents dans la région d’Angers, avait été mis en examen en février 2018. Il avait effectué plusieurs stages entre 2013 et 2015 dans des écoles maternelles après avoir passé un CAP petite enfance. Les faits ont potentiellement été commis dans un cadre professionnel et familial, selon le procureur.

« Les enquêteurs de la brigade de recherches de la gendarmerie d’Angers ont retrouvé des images pédopornographiques avec des victimes qui n’ont pas été identifiées pour des agressions sexuelles qui auraient été commises entre 2010 et 2018 », a précisé Eric Bouillard.

Au total, « plusieurs dizaines d’enfants ont été entendus, ainsi que des enseignants et des directeurs d’école », a-t-il ajouté. Un fonctionnaire de police parisien est également mis en cause pour avoir partagé des contenus illicites avec l’Angevin. Au moins trois associations de protection de l'enfance se sont constituées parties civiles.