Gard : Un homme soupçonné d’avoir agressé un professeur à la sortie d’un collège

ENQUETE Un suspect a été interpellé mercredi

N.B. avec AFP

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Des véhicules de gendarmerie (illustration)
Des véhicules de gendarmerie (illustration) — SYSPEO/SIPA

Un homme est soupçonné d’avoir agressé mercredi un enseignant, à la sortie du collège de Saint-Gilles (Gard), en le prenant pour un autre professeur faussement accusé par des collégiens d’avoir consulté de la pornographie en classe, a indiqué à l’AFP Eric Maurel, le procureur de la République de Nîmes.

Selon le procureur, l’homme est soupçonné d’avoir notamment invectivé et menacé le professeur en assurant qu’il était l’auteur d’une consultation pornographique en classe. Il est ensuite accusé d’avoir brisé le pare-brise de la voiture de l’enseignant qui a été légèrement blessé au visage, a précisé Eric Maurel. Le suspect pensait « s’en prendre à un autre enseignant visé par des rumeurs de consultation de pornographie en classe dont la justice avait démontré qu’elles étaient infondées et relevaient de la calomnie », indiquent de son côté les services du rectorat, qui ont mis en place « une cellule d’écoute et d’accompagnement pluridisciplinaire est mise en place dans l’établissement ».

Les trois collégiens poursuivis

Le suspect a pu prendre la fuite. Le procureur de Nîmes a indiqué après 21 heures, mercredi, qu’un homme avait été arrêté par la gendarmerie et placé en garde à vue dans la soirée. Il n’a pas souhaité préciser à ce stade l’âge de cet homme, ni s’il s’agissait d’un parent d’élève.

Le 8 janvier dernier, trois collégiens avaient dénoncé « faussement un (autre) professeur pour consultation de sites pornographiques en classe », a souligné le procureur. Le principal avait alerté l’autorité judiciaire le 12 janvier.

L’enquête, « dont l’exploitation de l’ordinateur du professeur, révélera le caractère mensonger de la dénonciation », a précisé Eric Maurel. Le parquet a décidé de poursuivre les trois collégiens qui seront convoqués pour être entendus devant le juge pour enfants pour dénonciation de faits imaginaires et dénonciation calomnieuse, a-t-il précisé à l’AFP. Par ailleurs, indiquent les services du rectorat de Montpellier dans un communiqué, « au-delà des suites judiciaires, des mesures disciplinaires seront prises à l’encontre des élèves à l’origine de ces dénonciations calomnieuses ».