Le Puy-en-Velay : Des objets nazis enlevés d’une vente aux enchères

POLÉMIQUE Une centaine d’articles emblématiques du IIIe Reich avaient été présentés sur le site Internet de la vente

20 Minutes avec agences

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Illustration d'une vente aux enchères.
Illustration d'une vente aux enchères. — MARTIN BUREAU / AFP

Des objets comportant des insignes nazis ont été retirés d’une vente aux enchères prévue le 19 janvier au Puy-en-Velay (Haute-Loire), a indiqué ce lundi la maison organisatrice de cette vente. Des casques nazis, un buste d’Adolf Hitler, un tampon et un brassard de Waffen-SS, des décorations militaires et des avis de décès de Waffen-SS : une centaine d’objets emblématiques du IIIe Reich avaient été présentés sur le site Internet de la vente, a indiqué un lanceur d’alerte, qui se fait appeler Axel et traque les ventes aux enchères d’objets nazis.

Ces objets faisaient partie d’un ensemble de lots consacré aux « armes réglementaires françaises et militaire des XVIIe au XIXe siècle », selon le site Internet de la vente. « Les objets concernés étaient présentés avec une pastille sur les insignes nazis, comme la loi nous y autorise, mais j’ai décidé de les retirer et ils seront restitués au vendeur », a déclaré le commissaire-priseur de la maison de vente aux enchères.

Des objets achetés par des fanatiques

« Il y a une poussée de ces ventes, j’en ai recensé au moins une quarantaine à venir dans les six prochains mois », déplore Axel, rappelant que ces objets peuvent être vendus mais pas exhibés. « La loi doit interdire purement et simplement ce type de vente », selon lui.

Ces objets « sont achetés par des gens fascinés par le nazisme, qui est l’idéologie d’une organisation criminelle », a déclaré un historien et avocat qui est associé au juriste pour empêcher ces ventes aux enchères. Les objets militaires « appartiennent à l’Histoire » et peuvent « être présentés avec précaution dans des musées sérieux » mais « les emblèmes de l’idéologie nazie sont à proscrire », a-t-il ajouté.

Plusieurs ventes aux enchères d’objets nazis ont été annulées en ce début d’année, comme à Albi ou Soissons (Aisne). Ce vendredi, une trentaine d’objets de ce type ont également été retirés d’une vente qui devait avoir lieu à Blois le 16 janvier.