Aulnay-sous-Bois : Deux policiers violemment pris à partie par une dizaine de personnes

FAITS DIVERS L’un de deux fonctionnaires s’est vu prescrire sept jours d’interruption totale de travail

C.Po.

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Un commissariat de police. (Illustration)
Un commissariat de police. (Illustration) — Clément Follain / 20 Minutes

Les vidéos ont fait le tour des réseaux sociaux en à peine quelques heures : ce dimanche, deux policiers, motards au sein de la compagnie de sécurisation et d’intervention de Seine-Saint-Denis ( CSI 93), ont été agressés par une dizaine d’individus au cœur de la cité des 3.000, à Aulnay-sous-Bois. Sur les images, on voit l’un d’eux essuyer des coups de pied alors qu’il est à terre, son collègue qui l’aide à se relever est également violemment pris à partie.

La scène s’est déroulée vers 17 heures, rue Edgar Degas. Selon une source policière, les deux motards procédaient au contrôle d’un homme circulant sur un scooter. « D’autres individus sont rapidement arrivés et les ont violemment pris à partie », précise cette source. Ces derniers auraient pu être alertés, selon nos informations, par le passager du scooter, qui était parti chercher les papiers du chauffeur à son domicile.

Un homme interpellé

L’un des policiers, blessé à l’épaule, s’est vu prescrire sept jours d’interruption totale de travail (ITT), précise le parquet de Bobigny qui a ouvert une enquête pour « violences sur personne dépositaire de l’autorité publique ». Le second, qui souffre de douleurs au niveau des côtes, doit se rendre ce jour à l’unité médico-judiciaire. Un homme, âgé de 20 ans, a été interpellé, précise le parquet sans donner plus de précisions.

Les investigations, confiées au commissariat d’Aulnay-sous-Bois, se poursuivent néanmoins. Comme c’est généralement le cas dans ce type d’affaires, les enquêteurs vont notamment passer au crible les différentes vidéos qui ont circulé sur les réseaux sociaux afin d’isoler des éléments – physiques, vestimentaires… – qui leur permettront d’identifier les auteurs des violences. Ceux-ci seront ensuite recoupés avec la vidéosurveillance et la téléphonie des personnes soupçonnées d’avoir pris part aux violences.