Annecy : La police saisit huit tonnes d’armes issues de la Seconde Guerre mondiale pour la plupart

TRAFIC D'ARMES Cette saisie est intervenue après l’interpellation d’un jeune homme suspecté de trafic d’armes à Annecy, en Haute-Savoie

20 Minutes avec AFP

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Illustration d'agents de la police judiciaire.
Illustration d'agents de la police judiciaire. — C. Allain / 20 Minutes

C’est sur les indications du suspect que la cache a été découverte par les forces de l’ordre. Huit tonnes d’armes, pour la plupart issues de la Seconde Guerre mondiale, ont été saisies à Annecy (Haute-Savoie), a-t-on appris mardi auprès de la police judiciaire, confirmant une information du Dauphiné Libéré.

Une tonne de munitions de chasse et 300 kg de munitions d’armes de guerre ont également été découverts, vendredi, lors d’une perquisition qui faisait suite à l’interpellation, le 4 décembre, d’un homme d’une vingtaine d’années suspecté de trafic d’armes. Connu des services de police pour des faits de violences et de séquestrations, le jeune homme proposait à la vente depuis plusieurs semaines des armes fonctionnelles de différents calibres, a précisé la PJ.

Les armes entreposées démontées dans des garages

Lors de son arrestation avec le concours du Raid, les enquêteurs ont également mis la main sur neuf autres armes : trois pistolets-mitrailleurs, trois pistolets automatiques et trois revolvers. Le suspect était hébergé chez un couple qui « avait connaissance du trafic mais n’y prenait pas part », a indiqué le commissaire Guillaume Fauconnier.

Placé en garde à vue, l’homme a d’abord « minimisé » les faits avant de conduire les enquêteurs dans une zone industrielle d’un quartier du sud de la ville, abritant un immense stock d’armes. Celles-ci étaient entreposées démontées dans des garages attenant à une maison squattée, propriété d’un ancien armurier passionné de la Seconde Guerre mondiale et actuellement hospitalisé.

L’homme jugé le 28 décembre

« Cela représente des milliers d’armes », a précisé le commissaire qui a sollicité l’assistance de la section balistique de l’Institut national de police scientifique (INPS), des démineurs de Lyon et des militaires du 27e BCA d’Annecy en raison de la dangerosité de l’intervention.

Le suspect était « en capacité de les remettre en fonctionnement et de les proposer à la vente », selon la même source. Poursuivi pour « trafic d’armes » et écroué à l’issue de sa garde à vue, le jeune homme sera jugé le 28 décembre.