Plus de 20.000 personnes arrêtées dans une opération coordonnée par Interpol contre les arnaques en ligne

COUP DE FILET L’opération baptisée « First Light » (« première lueur ») a donné lieu à des enquêtes dans 35 pays différents

20 Minutes avec agences

— 

Le siège de la police internationale Interpol à Lyon.
Le siège de la police internationale Interpol à Lyon. — Laurent Cirpiani/AP/SIPA

Plus de 20.000 personnes ont été arrêtées depuis septembre 2019 lors d’une opération coordonnée par Interpol dans le monde entier pour lutter contre les escroqueries au téléphone et sur Internet, a indiqué ce mercredi l’organisation basée à Lyon.

Cette opération d’ampleur, baptisée « First Light » (« première lueur »), a donné lieu à des enquêtes menées dans 35 pays et a permis de conduire plus de 10.000 perquisitions et d’interpeller 21.549 criminels présumés, opérateurs, fraudeurs et suspects de blanchiment d’argent. Près de 154 millions de dollars (127 millions d’euros) de fonds illicites sur 310 comptes gelés ont aussi été saisis.

Plusieurs mois d’enquête

Ces arrestations sont le résultat de plusieurs mois d’enquête et d’une série de « notices mauves » publiées par Interpol, qui ont permis le partage d’informations sur les modes opératoires, les objets, les dispositifs et les modes de dissimulation utilisés par les criminels. Les suspects étaient impliqués dans plusieurs types d’arnaques en ligne, principalement de type « social engineering ». Cette escroquerie consiste à manipuler des personnes afin d’obtenir à leur insu mots de passe ou coordonnées bancaires, précise Interpol dans un communiqué.

Les criminels ont aussi su profiter du contexte de la pandémie du coronavirus, propice à de nouveaux stratagèmes. La plupart des escroqueries concernaient des e-mails proposant des associations en affaires, des arnaques romantiques et sexuelles, ou du « smishing », ou « phishing » par SMS. L’objectif était de dérober des données personnelles ou bancaires des personnes visées.