Confinement en Isère : Une centaine de personnes verbalisées lors d’une rave party dans une friche industrielle à Saint-Marcellin

EPIDEMIE Environ 200 danseurs se sont réunis à Saint-Marcellin (Isère) de samedi soir à dimanche midi

J.Lau. avec AFP

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Photo d'illustration d'une rave party.
Photo d'illustration d'une rave party. — Pixabay

Une friche industrielle à Saint-Marcellin (Isère) a été le théâtre d’une rave party, de samedi soir à dimanche midi. Malgré le confinement, 200 danseurs se sont rassemblés pour faire la fête. « Ils ont investi les lieux vers 19 heures samedi, sans l’accord du propriétaire de cette friche récemment acquise et qui est destinée à des travaux », indique Silvère Giop, commandant de la brigade de Saint-Marcellin, confirmant une information du  Dauphiné Libéré.

Les gendarmes ont tenté de s’interposer. Ils ont alors « subi quelques jets de pierres » et ils ont préféré éviter « une escalade de violence », en pleine nuit, au milieu d’un site non sécurisé. « Le cadre légal permettant de confisquer le matériel à partir de 500 personnes n’était pas applicable », précise Silvère Giop.

Les pompiers ont été sollicités à deux reprises

Face à la gêne occasionnée aux riverains, une quarantaine de gendarmes ont été mobilisés au plus fort de la soirée, qui a pris fin dimanche midi après des négociations et l’incendie accidentel du camion sono. Durant toute la rave party, « plus d’une centaine de procès-verbaux ont été dressés pour diverses infractions : non-respect du confinement, absence d’attestation, non-port du masque ». Une dizaine de délits ont également été sanctionnés, comme des infractions routières ou la détention de stupéfiants.

« Ça s’est dispersé dans le calme, le site a été rendu dans un état correct mais le propriétaire a déposé plainte pour intrusion et occupation illégale », complète le commandant. « Une enquête est aussi ouverte pour mise en danger de la vie d’autrui, afin de retrouver les organisateurs de la soirée », explique ce dernier. Il n’y a pas encore eu d’interpellation. Les pompiers ont aussi été sollicités à deux reprises, pour un poignet fracturé et pour des brûlures provoquées par l’incendie de la sono.