Coronavirus dans l’Hérault : Un hôtel qui devait accueillir des mineurs positifs au Covid-19 a été incendié

FEU Le bâtiment était vide, il n’y a pas eu de victime

N.B.

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Illustration pompiers.
Illustration pompiers. — E. Frisullo / 20 Minutes

Un hôtel désaffecté, à Portiragnes (Hérault), a été touché par un début d'incendie, mercredi soir, indiquent les sapeurs-pompiers, qui ont éteint « plusieurs foyers résiduels au moyen d’une lance à eau » au rez-de-chaussée du bâtiment. Le lieu était cependant vide : il n’y a pas eu de victime.

Une enquête a été ouverte auprès de la gendarmerie. De son côté, Raphaël Balland, le procureur de la République de Béziers, indique à 20 Minutes que la piste de l’incendie « intentionnel » est privilégiée. « Plusieurs investigations techniques sont en cours pour tenter d’identifier les auteurs, note-t-il. L’incendie a été rapidement circonscrit, les dégâts sont en cours d’évaluation. »

« Un acte criminel », selon le département

Dans un communiqué, Kléber Mesquida (PS), le président du département de l’Hérault évoque un « acte criminel indigne et inqualifiable ». L’élu précise que cet ancien hôtel-restaurant, qui venait d’obtenir le feu vert de la commission de sécurité, devait accueillir prochainement des mineurs touchés par le coronavirus, et « ayant subi des maltraitances ou vivant dans un contexte familial violent ».

« S’attaquer à un projet de centre temporaire dont la mission est de permettre à nos enfants positifs au Covid-19 de bénéficier d’un hébergement afin d’assurer la sécurité de tous, cela n’honore en rien les responsables politiques qui ont souhaité nourrir la peur et souffler sur les braises du rejet de l’autre conduisant à des actes aussi inadmissibles », poursuit Kléber Mesquida.

Trois élus s’étaient opposés au projet

Le 20 novembre, trois élus avaient indiqué leur opposition au projet. Gwendoline Chaudoir (Agir), la maire de Portiragnes, et les conseillers départementaux Sébastien Frey (UDI) et Marie-Christine Fabre de Roussac (LR), avaient pointé du doigt, dans un communiqué de presse relayé par Hérault Tribune, une « absence de concertation des autorités locales », une « non-conformité », la « proximité d’un acte routier important et d’un axe ferroviaire générant des risques » ainsi que l'« insalubrité du site ».

Sollicités par 20 Minutes ce jeudi, ces trois élus n’ont, pour l’instant, pas donné suite à nos demandes.