Double agression mortelle à Cholet : Le meurtrier a été « hospitalisé sous contrainte »

ATTAQUE L'homme qui a avoué le double homicide de samedi dernier a été transféré en établissement de soins psychiatriques 

C.LN avec AFP

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Illustration d'un hôpital psychiatrique
Illustration d'un hôpital psychiatrique — LANCELOT FREDERIC/SIPA

Le meurtrier est désormais à l'hôpital. L’homme de 35 ans qui s’est dit « guidé par Dieu pour agir » selon le procureur de la République d' Angers Eric Bouillard, a tué deux personnes et blessé grièvement une troisième samedi à Cholet (Maine-et-Loire). Interpellé à son domicile par les forces de l’ordre, il a reconnu les faits lors de sa garde à vue. Selon l’AFP, le trentenaire a été « hospitalisé sous contrainte ».

L’homme avait connu de récentes fragilités psychiatriques et ses voisins le connaissaient « comme étant quelqu’un d’un peu perturbé », a précisé le procureur.

« Dieu lui aurait dit qu’il fallait s’en prendre à eux »

Les faits remontent à samedi. Vers 16h, le trentenaire avait croisé deux personnes âgées, un peu à l’écart du centre du centre de Cholet. « Dieu lui aurait dit qu’il fallait s’en prendre à eux, ce qu’il a fait, et il est rentré chez lui », selon le procureur. La femme âgée de 81 ans a été grièvement blessée et l’homme de 82 ans a lui succombé à ses blessures.

Ensuite, toujours « guidé par Dieu », l’homme s’en est pris à la troisième personne qu’il a croisée. « C’est la troisième victime, et le deuxième décédé », a relaté Eric Bouillard.

Un « déchaînement de violence »

Selon Eric Bouillard, le suspect est ensuite rentré chez lui, a nettoyé un peu, « comme il l’avait déjà fait entre les deux agressions » et s’est allongé dans son canapé et à attendu. Il sera interpellé vers 18h par les forces de l’ordre. Des traces de sang « importantes » sont retrouvées à son appartement.

Au début des investigations, les enquêteurs ont cherché l’arme du crime qui pouvait être un « objet contondant ». Mais, selon les déclarations du suspect en garde à vue, il aurait agi à mains nues et avec ses pieds.

Un scénario qualifié de « plausible » par le procureur, qui évoque un « déchaînement de violence », lequel a causé « des blessures multiples sur le visage des victimes ».