Lyon : Un homme jugé aux assises pour le meurtre de sa femme, retrouvée étranglée et régulièrement battue

VIOLENCES CONJUGALES Un homme de 45 ans comparaît dès ce mardi devant les Assises du Rhône à Lyon pour le meurtre de sa femme, mère de trois enfants, tuée en juillet 2018 à Villefranche-sur-Saône

Elisa Frisullo
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Lyon, le 13 mars 208. Illustration à la cour d'assises du Rhône, à Lyon
Lyon, le 13 mars 208. Illustration à la cour d'assises du Rhône, à Lyon — E. Frisullo / 20 Minutes

L’autopsie avait révélé des traces de traumatismes anciens et récents, de multiples fractures et des brûlures, témoignant du calvaire enduré des mois durant par la victime. A partir de ce mardi et jusqu’à vendredi, un homme de 45 ans comparaît devant les assises du Rhône à Lyonpour le meurtre de sa femme, tuée à Villefranche-sur-Saône (Rhône) le 26 juillet 2018.

Ce jour-là, la victime avait été retrouvée étranglée dans leur appartement situé dans le quartier de Béligny, et présentait de multiples traces de coups. Interpellé le soir des faits, son mari avait alors expliqué avoir trouvé son épouse inconsciente, assise par terre, puis l’avoir tirée jusqu’au salon avant d’aller faire la sieste. Ce n’est que plus tard, en se penchant au-dessus d’elle, qu’il avait remarqué qu’elle ne respirait plus, selon ses explications fournies aux enquêteurs, rapporte Le Progrès.  

Il nie les faits

Lors de ses auditions, l’accusé, mis en examen le 28 juillet 2018, a toujours nié être impliqué dans la mort de sa femme. Il a juste reconnu « quelques tartes » lorsque l’enquête a établi que cette mère de trois enfants était battue depuis plusieurs mois. Sa version changera-t-elle lors des quatre jours de procès prévus devant les assises du Rhône ? Expliquera-t-il les traces de violences découvertes sur celle qui partageait sa vie depuis vingt ans ?

L’expertise psychiatrique permettra sans doute d’éclairer un peu la cour, les médecins ayant décrit une « jalousie paranoïaque » de l’accusé qui se serait concentrée sur la victime.