Confinement à Toulouse : Un photographe de « Libé » accuse un manifestant catholique de l'avoir frappé au visage

AGRESSION Lors de la manifestation organisée dimanche par des pratiquants demandant le retour des offices religieux, un homme a pris à partie un photographe du journal « Libération », accuse ce dernier

B.C.

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Dans une manifestation de fidèles catholiques demandant le retour des messes.
Dans une manifestation de fidèles catholiques demandant le retour des messes. — KONRAD K./SIPA

« Non je n’ai pas tendu l’autre joue », plaisante-t-il avec une pointe d’ironie en sortant du commissariat où il a porté plainte. Dimanche, alors qu’il couvrait pour le journal Libération la manifestation de catholiques demandant un retour des offices religieux, le photographe toulousain Ulrich Lebeuf accuse un des participants de l’avoir frappé.

« Je m’étais identifié auprès des organisateurs. J’étais en train de prendre des photos lorsqu’un individu d’une cinquantaine d’années qui était en train de prier s’est levé d’un coup et m’a dit "tu n’as pas le droit de faire des photos", il m’a arraché mon masque, a tenté de m’arracher mon appareil photo et m’a donné un coup de poing », explique le journaliste.

Une agression filmée par la vidéosurveillance

Au passage, l’homme a cassé le pare-soleil de son appareil photo avant d’être exfiltré par le service d’ordre des manifestants qui lui ont demandé de partir. Une agression filmée par les caméras de vidéosurveillance de la ville, alors que la manifestation se déroulait dans le calme.

« Il y a une défiance envers les médias et lors des manifestations, le cap est passé de plus en plus souvent, c’est inadmissible qu’un groupuscule puisse agresser un journaliste », déplore Ulrich Lebeuf, qui a reçu le soutien de sa rédaction, qui devait aussi déposer plainte.