Aude : Des adolescents soupçonnés de s’être filmés en massacrant un canard

ENQUETE Une enquête a été ouverte pour « actes de cruauté sur un animal »

N.B.

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Un canard (illustration)
Un canard (illustration) — SUPERSTOCK/SUPERSTOCK/SIPA

Depuis plusieurs jours, une vidéo insoutenable montrant un canard être massacré à coups de poing par un adolescent de l'Aude est largement relayée sur Internet.

Une enquête a été ouverte pour « actes de cruauté sur un animal », a appris 20 Minutes auprès ce vendredi après-midi d’Eric Camous, le procureur de la République de Narbonne (Aude). Trois mineurs ont été entendus, ce vendredi matin, par les gendarmes. Il s’agit de l’adolescent, âgé de 14 ans, soupçonné d’avoir porté les coups au canard, et deux autres mineurs, âgés de 16 et de 17 ans.

Convoqués devant le Service de la projection judiciaire de la jeunesse

« Après avoir vu la vidéo, ils se sont rendu compte de l’image qu’ils renvoyaient d’eux-mêmes, de ce qu’ils ont fait, confie à 20 Minutes Eric Camous, le procureur de la République de Narbonne. L’adolescent [soupçonné d’avoir frappé l’animal] est complètement tétanisé par sa propre violence. » Les parents des suspects sont eux aussi très choqués, apprend-on auprès du représentant du parquet. On ne sait pas ce qu’il est advenu de l’animal. Les suspects ont indiqué l’avoir vu repartir.

Le représentant du parquet a demandé au Service de la protection judiciaire de la jeunesse de les entendre. Ils devront s’y expliquer dans une quinzaine de jours. Le procureur de la République de Narbonne prendra, ensuite, une décision sur les suites à donner à cette affaire. Pour l’instant, aucun n’a été mis en examen. Par ailleurs, les fondations 30 Millions d’amis et Brigitte Bardot ont indiqué qu’elles déposaient plainte.

La publication de cette vidéo a entraîné un déferlement de menaces de mort ces derniers jours envers les adolescents et leurs familles, sur les réseaux sociaux. « Je rappelle qu’une menace de mort est punie de 3 ans d’emprisonnement et de 45.000 euros d’amende », glisse le procureur, qui appelle les adolescents à utiliser avec « prudence » les réseaux sociaux, et les parents « à discuter avec leurs enfants ».