Niort : Six sans-abri jugés pour les meurtres sordides de quatre anciens compagnons

JUSTICE Les accusés encourent la réclusion criminelle à perpétuité

C.C.

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Le fronton d'un palais de justice. (illustration)
Le fronton d'un palais de justice. (illustration) — SICCOLI PATRICK/SIPA
  • Six SDF sont jugés à partir de ce lundi par la cour d’assises des Deux-Sèvres pour meurtre, viol, torture et acte de barbarie sur d’anciens compagnons en 2016.
  • Certaines victimes avaient été retrouvées démembrées par les enquêteurs.
  • La cruauté des faits a conduit à la mise en place d’une cellule psychologique durant le procès pour les parties civiles et les jurés.

C’est un procès hors normes qui s’ouvre ce lundi pour trois semaines devant la cour d’assises des Deux-Sèvres, à Niort​. Six SDF comparaissent pour meurtre, viol, torture et acte de barbarie sur quatre anciens compagnons entre avril et juillet 2016. Dans ce procès qui pourrait se tenir à huis clos en raison des actes de torture et de barbarie, les accusés risquent la réclusion criminelle à perpétuité.

Ce procès est aussi exceptionnel par la cruauté des faits, sur fond d’alcool et de dettes. Tout commence au printemps 2016 quand un SDF se présente au commissariat de Nantes pris de remords. Il décrit la nuit d’horreur qu’il a vécue 10 jours plus tôt. Il raconte qu’avec quatre autres sans-abri il a tué l’un de leur accompagnons. Les faits sont sordides : coups de poing, coups de guitare électrique, coups de pelle de chantier… La victime a subi les pires sévices. Il a notamment été violé avec une bouteille de vin.

Une aide psychologique pour les parties civiles et les jurés

Sur les indications du SDF, les enquêteurs retrouvent un corps mutilé dans l'appartement, présentant 70 plaies, dont 18 au crâne, explique BFM. Mais ils ne sont pas au bout de leur peine puisque dans la foulée, ils retrouvent deux autres corps démembrés. Les victimes sont le locataire de l’appartement et un jeune de 18 ans. Il y a là aussi des traces de viol. Enfin, les enquêteurs découvrent un dernier corps en état de décomposition dans une cave de Niort.

Finalement, quatre SDF reconnaissent les faits avant que deux autres soient arrêtés pour avoir participé à l’un des meurtres. Ils sont pour la plupart connus des services de police. Face à de tels actes de barbarie, une prise en charge psychologique des parties civiles et des jurés a été mise en place, précise France Bleu Poitou.