Loire-Atlantique : Le suspect arrêté dix mois après un accident mortel à Héric

RESOLUTION Le 1er janvier, au petit matin, le conducteur d’un scooter avait perdu la vie et son passager avait été grièvement blessé. L’automobiliste, qui avait percuté le scooter, avait pris la fuite

David Phelippeau

— 

Le procureur de la République de Nantes, Pierre Sennès, entouré du du Général Frédéric Laurent, commandant en second la région de gendarmerie des Pays de la Loire (à gauche) et Gilles Foliard, commandant l'escadron départemental de sécurité routière de Loire-Atlantique.
Le procureur de la République de Nantes, Pierre Sennès, entouré du du Général Frédéric Laurent, commandant en second la région de gendarmerie des Pays de la Loire (à gauche) et Gilles Foliard, commandant l'escadron départemental de sécurité routière de Loire-Atlantique. — David Phelippeau/20 Minutes

« C’est la résolution d’une affaire judiciaire d’une extrême gravité grâce à un travail remarquable et un travail de fourmis. » Un Nantais de 26 ans a été arrêté mardi matin et a été mis en examen ce jeudi, a expliqué, ce même jour, Pierre Sennès, le procureur de la République de Nantes, pour homicide involontaire, blessures involontaires et délit de fuite. L’homme, qui a reconnu les faits et qui a été placé en détention provisoire, encourt sept ans d’emprisonnement.

Ce jeune homme est soupçonné d’avoir renversé avec sa voiture, le 1er janvier dernier, à Héric, un scooter, sur le RN137, vers 7 h 40. Le conducteur, âgé de 22 ans, avait été tué. Son passager, âgé de 46 ans, est toujours dans « un état de santé grave ». L’automobiliste avait pris la fuite. « Des débris de verre et des morceaux de pare-chocs très légers », selon Gilles Foliard, commandant l’escadron départemental de Sécurité routière de Loire-Atlantique, avaient été retrouvés sur place.

Il a reconnu avoir fumé du cannabis le jour de l’accident

Après une grosse enquête de plus de dix mois menée par les différents services de gendarmerie – « le dépouillement de plus de 350 fiches de voitures et de plus de 250 lignes téléphoniques qui avaient borné dans le secteur au moment des faits » –, ce Nantais, connu de la justice (affaires de violences et de vols et une infraction au Code de la route en 2017), a donc reconnu les faits. Il a avoué avoir « fumé une dizaine de joints de cannabis et qu’il n’était pas assuré » le jour de l’accident, selon le procureur.