Rouen : Des policiers révoqués pour des propos racistes sur WhatsApp

SANCTIONS Un policier noir a déposé plainte en décembre 2019 contre six de ses collègues pour des propos racistes sur la messagerie

20 Minutes avec AFP

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L'application WhatsApp.
L'application WhatsApp. — Geeko

Pour la Direction générale de la police nationale (DGPN), la sanction à l’encontre de ce groupe de fonctionnaires est on ne peut plus justifiée car ils ont eu un « manquement au devoir d’exemplarité par un comportement indigne des fonctions ». Des policiers de Rouen, mis en cause pour avoir tenu des propos racistes dans un groupe de discussion WhatsApp, ont ainsi été révoqués de la police, a-t-on appris samedi auprès de la DGPN.

Trois gardiens de la paix ont été révoqués le 11 septembre, après un conseil de discipline qui s’était tenu en juin et avait réclamé à l’unanimité leur révocation. Celle-ci leur a été « notifiée le 17 septembre et est effective depuis le 18 septembre », a précisé la DGPN, confirmant une information des sites d’information locale Le Poulpe et Actu76. Un élève gardien de la paix a également été exclu le 11 septembre. Enfin, il a été mis fin au contrat d’un adjoint de sécurité (ADS), également mis en cause.

L’IGPN saisie

L’affaire a démarré avec le dépôt de plainte en décembre 2019 d’un policier noir, affecté à l’Unité d’assistance administrative et judiciaire, contre six de ses collègues de Rouen après avoir découvert qu’il était la cible de propos racistes. Les messages étaient échangés sur l’application WhatsApp.

Une enquête préliminaire a également été ouverte, et l’Inspection générale de la police nationale saisie « du chef de diverses infractions, notamment diffamation non publique aggravée et provocation non publique à la discrimination ». Début juin, Arte Radio et Mediapart avaient diffusé les propos de ces policiers, redonnant de l’écho à cette affaire.