Charente-Maritime : La femme décédée après des appels au Samu avait fait une grossesse extra-utérine

ENQUETE Prise de nausées et de douleurs abdominales, la victime et sa famille ont demandé à plusieurs reprises une intervention des secours

20 Minutes avec AFP

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Illustration d'un médecin du Samu.
Illustration d'un médecin du Samu. — C. Allain / 20 Minutes

L’autopsie de la femme enceinte de 24 ans décédée dimanche en Charente-Maritime, après trois appels au Samu, révèle qu’elle a succombé des suites possibles d’une grossesse extra-utérine, a annoncé ce vendredi le parquet de La Rochelle. L’enquête va désormais être confiée à un juge d’instruction.

L’autopsie réalisée a conclu, « à titre provisoire, à une hémorragie intra-abdominale en lien avec une grossesse extra-utérine », a expliqué le parquet dans un communiqué. La jeune femme venait d'apprendre qu'elle était enceinte. Elle se trouvait au domicile des parents de son compagnon à Saint-Jean-de-Liversay (Charente-Maritime) lorsqu’elle a été « prise de nausées et de douleurs au cours de la soirée du (samedi) 26 septembre puis de malaises au cours de la nuit », selon le communiqué.

Orientée vers le médecin de garde

Dans la nuit, ils avaient alors décidé d’appeler le Samu de La Rochelle, à deux reprises, mais les secours ne s’étaient pas déplacés, « le médecin régulateur ayant préconisé des mesures de réhydratation et d’apaisement et orienté les intéressés vers le médecin de garde », d’après les premiers éléments de l’enquête rapportés par le parquet.

Au matin, l’entourage de la jeune femme décidait de se rendre aux urgences, « mais son transport s’avérait incompatible avec son état de santé. Recontactés, les services de secours intervenaient mais ne parvenaient à la réanimer. Son décès était constaté à 10h », a ajouté le ministère public, précisant que le compagnon a porté plainte.

D’autres analyses complémentaires, notamment toxicologiques et anatomopathologiques doivent être réalisées. Le parquet de La Rochelle a indiqué qu’il ouvrirait prochainement une information judiciaire contre X, des chefs d’homicide involontaire et de non-assistance à personne en danger, confiée à un juge d’instruction. En parallèle, une enquête interne a été engagée par l’hôpital qui rappelle « la difficulté d’évaluer l’état de santé des patients en régulation ».