Paris : Deux femmes tuées dans un déchaînement de violence inouï, un suspect à l’institut psychiatrique

FAITS DIVERS Un homme de 29 ans a été interpellé mercredi soir, soupçonné du meurtre de deux femmes. En proie à une crise de démence, il a été placé à l’infirmerie psychiatrique de la préfecture de police de Paris

Caroline Politi

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Un brassard police (illustration).
Un brassard police (illustration). — Christophe SIMON / AFP

L’alerte est venue d’un voisin, effrayé par les hurlements entendus à l’intérieur d’un petit appartement du 20e arrondissement de Paris. Un homme de 29 ans, soupçonné d’un double meurtre a été interpellé mercredi, vers 19 h 40, a appris 20 Minutes de sources concordantes. En proie à une crise de démence, son état n’a pas été jugé compatible avec une garde à vue. Le principal suspect a donc été conduit à l’infirmerie psychiatrique de la préfecture de police de Paris.

Dès qu’ils pénètrent dans ce petit immeuble de Belleville, les policiers saisissent l’ampleur du drame. Lorsqu’ils frappent à la porte, l’homme leur ouvre brièvement la porte, nu, couvert de sang mais ne présentant aucune plaie apparente. Ils perçoivent des gémissements derrière lui. Mais le forcené referme la porte presque immédiatement. Les forces de l’ordre l’entendent néanmoins prononcer une prière, celle qu’on récite aux personnes sur leur lit de mort.

L’une des victimes serait la mère de l’assaillant

Les policiers décident alors de fracturer la porte sans attendre les renforts. Derrière la porte, une scène d’horreur s’offre à eux : au milieu du salon sens dessus dessous, gisent deux femmes d’une quarantaine d’années, le visage tuméfié, à moitié dénudées. L’une d’entre elle est déjà morte, la seconde, en arrêt cardiorespiratoire, décédera peu après l’arrivée des secours. Les identifications sont toujours en cours. L’une d’entre elles serait néanmoins probablement la mère du forcené, précise une source proche de l’enquête.

Interpellé alors qu’il se trouvait dans la cuisine, en train de manipuler la gazinière et le four, sa garde à vue a finalement été ajournée, l’homme tenant des propos incohérents. Selon nos informations, le suspect, connu pour des violences, faisait l’objet d’un suivi psychiatrique, notamment pour des crises de démence. L’enquête, pour « homicide volontaire », a été confiée au 2e district de police judiciaire.