Nîmes : Une vaste opération policière après des fusillades survenues dans le quartier Pissevin

ENQUETE Le 10 février dernier, des tirs de kalachnikov avaient éclaté

N.B. avec AFP

— 

Un véhicule de police nationale (illustration).
Un véhicule de police nationale (illustration). — F.Brenon/20Minutes

Une vaste opération policière a eu lieu ce lundi dans le Gard, près de Marseille (Bouches-du-Rhône) et dans le Nord, selon des sources proches de l’enquête. Elle s’inscrit dans le cadre d’une enquête sur des fusillades survenues à Nîmes (Gard) au début de l'année, sur fond de narco-banditisme. Plus de 100 policiers ont été mobilisés pour ces perquisitions et ces interpellations, ont confirmé ces sources.

Le 10 février dernier, des tirs de kalachnikov dans le quartier de Pissevin à Nîmes, un des plus pauvres de France, avaient fait trois blessés dont un grave. Quinze jours plus tôt avait également eu lieu une fusillade similaire qui n’avait pas fait de victime.

« Une guerre de bandes rivales »

Le maire de Nîmes Jean-Paul Fournier avait dénoncé « une guerre de bandes rivales liée à des trafics d’armes et de stupéfiants ». Des habitants du quartier avaient manifesté le 21 février pour lancer un « appel au secours » face à la hausse du trafic de drogues.

Récemment, le directeur interrégional de la police judiciaire Eric Arella avait souligné que le phénomène des règlements de comptes sur fond de narco-bandistime, en baisse dans la région marseillaise, connaissait une hausse cette année, notamment à Nîmes et Perpignan (Pyrénées-Orientales).