Paris : Deux blessés à l’arme blanche dans le 11e arrondissement, deux hommes interpellés

ATTAQUE Selon les premiers éléments de l'enquête, deux personnes ont été blessées à l'arme blanche à proximité des anciens locaux de Charlie Hebdo. On ignore encore la nature de ces actes

Caroline Politi et Thibaut Chevillard

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Des militaires et forces de l'ordre intervenaient à Paris ce vendredi après une attaque à l'arme blanche près de locaux de « Charlie Hebdo »
Des militaires et forces de l'ordre intervenaient à Paris ce vendredi après une attaque à l'arme blanche près de locaux de « Charlie Hebdo » — AFP

L’emplacement du drame ainsi que l'actualité judiciaire font craindre le pire. Deux personnes – et non quatre comme précédemment indiqué – ont été blessées à l’arme blanche ce vendredi, peu avant midi, dans le 11e arrondissement de Paris, à proximité des anciens locaux de Charlie Hebdo. Très grièvement blessés, leur pronostic vital ne serait cependant pas engagé. L'arme, un large couteau de boucher, a été retrouvée sur place, selon nos informations. 

Selon la préfecture de police, un homme suspect âgé de 18 ans a été interpellé à proximité de Bastille. On ignore pour l'heure s'il s'agit de l'auteur de l'attaque mais de traces de sang sur ces vêtements ont été découvertes, précise une source policière. Selon les témoins, le suspect est vêtu d'un jogging noir et de basket rouge. Dans un premier temps, la préfecture de police avait évoqué deux auteurs avant de rectifier cet élément. La brigade de recherche et d’intervention est mobilisée.

Colis suspect

Le périmètre de sécurité a été élargi en début tout début d'après-midi car un colis suspect a été découvert au pied des anciens locaux de l’hebdomadaire satirique. Le laboratoire central de la préfecture de police est sur place. La préfecture appelle à ne pas se rendre dans le secteur. Les écoles et les crèches sont confinées.

On ignore, pour l’heure, la nature de cette attaque. La brigade criminelle a été chargée des investigations par le parquet de Paris. Le parquet national antiterroriste, qui suit de près les événements, ne s'est pas saisi de l'affaire. Une cellule de crise a été ouverte. « Je suis obligé de me rendre dans le centre de crise à Beauvau » pour suivre l’évolution de la situation, a indiqué le Premier ministre, Jean Castex, qui se trouvait à Pantin.