Bron : Un père et ses fils jugés en comparution immédiate après un mariage émaillé de tensions

VIOLENCE Samedi dernier, de vives tensions ont éclaté à la mairie de Bron lors de la célébration d’un mariage, entre la famille des futurs époux, une élue et la police

E.F.

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Illustration d'échange de vœux de mariage.
Illustration d'échange de vœux de mariage. — Frank Winkler

Deux versions qui s’opposent et sur lesquelles la justice devra se prononcer. Ce vendredi, un père et ses deux fils doivent être jugés en comparution immédiate devant le tribunal correctionnel de Lyon pour « outrage à personne dépositaire de l’autorité publique, menaces de commettre un crime ou délit contre les biens », apprend-on auprès de la police. Des faits qui auraient été commis samedi dernier à Bron, lors d'un mariage émaillé de tensions.

Ce 19 septembre, les invités du mariage étaient arrivés avec une demi-heure de retard à la célébration après des rodéos dans les rues de la commune. Face à cette arrivée en fanfare, l’élue devant célébrer l’union avait décidé de n’accepter dans la mairie que les futurs mariés, leurs parents et leurs témoins et de laisser le reste du cortège à la porte de la mairie. Cette décision avait provoqué la colère de certains convives qui auraient alors bousculé trois policiers, appelés à la rescousse, pour essayer de pénétrer de force dans la mairie, ajoute la sûreté du Rhône.

Chacun campe sur sa version des faits

L’un des mis en cause, frère du futur mari, aurait alors voulu arracher la bombe de gaz lacrymogène d’un policier tandis que le père de famille, agent municipal à la mairie de Bron depuis 20 ans, menaçait de faire « sauter les marchés », selon la police. L’un de ses autres fils, troisième mis en cause dans cette affaire, aurait alors insulté les policiers et l’élue, alors même que la scène était filmée par les caméras de vidéosurveillance de la mairie. Une version des faits contestée par des invités du mariage qui ont assuré à nos confrères du Progrès que l’usage de gaz lacrymogène par la police avait engendré les tensions au sein du cortège.

Après le mariage, finalement célébré en comité restreint, plusieurs véhicules avaient été incendiés dans la nuit de samedi à dimanche dans la commune, sans qu’aucun lien ne soit officiellement établi entre les deux affaires. Après la plainte déposée par la municipalité et la police, les deux frères impliqués dans les violences ont été interpellés jeudi matin. Le père s’est rendu de lui-même au commissariat dans la journée.

Les trois hommes, placés en garde à vue, ont nié les faits qui leur sont reprochés. Comme les plaignants, ils ont maintenu leurs versions comme ils devraient de nouveau le faire ce vendredi lors de leur comparution devant la justice.