Royaume-Uni : Des armes de James Bond volées, Scotland Yard lance un avis de recherche

CINEMA La police a diffusé lundi des images de vidéosurveillance montrant un véhicule suspect juste avant le vol

20 Minutes avec agences

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FILE - British actor Roger Moore, playing the title role of secret service agent 007, James Bond, is shown on location in England in 1972.  Moore, played Bond in seven films, more than any other actor. (AP Photo, File)/CAPH386/190663335435/1972 FILE PHOTO./1210020749
FILE - British actor Roger Moore, playing the title role of secret service agent 007, James Bond, is shown on location in England in 1972. Moore, played Bond in seven films, more than any other actor. (AP Photo, File)/CAPH386/190663335435/1972 FILE PHOTO./1210020749 — AP/SIPA

Scotland Yard a lancé lundi un appel à témoins pour tenter de retrouver les malfaiteurs qui ont fait main basse sur cinq armes de la saga James Bond. Elles ont été volées il y a six mois à une vingtaine de kilomètres au nord de Londres.

Le 23 mars au soir, alors que le nouveau coronavirus plongeait le Royaume-Uni dans le confinement, les cinq armes ont été dérobées chez leur propriétaire à Enfield. Si les voleurs ont été dérangés par les voisins, ils ont réussi à prendre la fuite avant l’arrivée de la police.

Trois hommes masqués

Leur butin : un Beretta « Cheetah » et un « Tomcat », un Walter PP, un Smith et Weston 44 Magnum et un Lama calibre 22, apparus dans Die another Day (Meurs un autre jour), A View to a Kill (Dangereusement vôtre) ou Live & Let Die (Vivre et Laisser Mourir). L’une de ces armes à feu désactivées, le pistolet Lama à poignée jaune, a été retrouvée, rouillé, dans un champ près d’une gare dans l’Essex en avril. Les autres, des pièces parfois uniques, demeurent introuvables. Le Magnum est le seul au monde à être entièrement chromé, le Walter PPK est la dernière arme utilisée par Roger Moore dans la scène de Dangereusement vôtre où Grace Jones se jette de la tour Eiffel en parachute.

L’un des responsables de l’enquête, Paul Ridley, a souligné dans un communiqué que les armes volées « sont très reconnaissables » et seront « très certainement » identifiées « par le public ou quiconque se les verrait proposer à l’achat ». Il souligne la « valeur sentimentale » qu’avaient pour leur propriétaire ces armes, qui devaient faire partie d’une « exposition nationale ». La police a diffusé lundi des images de vidéosurveillance montrant un véhicule suspect juste avant le vol, une Vauxhall grise, et renouvelé son appel à témoins. Les malfaiteurs ont été décrits comme trois hommes avec des accents d’Europe de l’Est, habillés de sombre, visages masqués.