Corse : Quatre nouvelles mises en examen pour le meurtre, par erreur, d’un retraité

ENQUETE Le placement en détention provisoire a été demandé pour deux des mis en examen

20 Minutes avec AFP

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Le palais de justice à Marseille
Le palais de justice à Marseille — MickaÎl Penverne / 20 Minutes

Quatre hommes étaient présentés, ce lundi, devant un juge d’instruction à Marseille en vue d’être mis en examen pour « association de malfaiteurs », dans l’enquête sur le meurtre en août 2018 d’un retraité tué vraisemblablement par erreur en Corse, a-t-on appris auprès du parquet. Dans ce meurtre, quatre hommes ont déjà été ​mis en examen en décembre 2019 dont trois pour « assassinat en bande organisée » par un juge de la Juridiction interrégionale spécialisée de Marseille (Jirs), compétente en matière de grande criminalité organisée et en charge de cette affaire.

La semaine dernière, « une seconde vague d’interpellations » a été opérée par la direction régionale de la police judiciaire d’Ajaccio permettant « le placement en garde à vue de sept hommes suspectés d’être en lien avec la fourniture de moyens logistiques aux principaux auteurs de cet assassinat », a indiqué lundi la procureure de la République de Marseille, Dominique Laurens.

Parmi ces sept personnes, quatre étaient présentées, lundi, en vue d’être « mis en examen des chefs d’association de malfaiteurs en vue de la commission d’un crime d’homicide volontaire avec préméditation en bande organisée, association de malfaiteurs en vue de crimes et de délits en l’espèce recel en bande organisée de vol, destruction de bien par incendie en bande organisée », précise la procureure.

Véhicule similaire

Le placement en détention provisoire a été demandé pour deux d’entre eux, a-t-elle ajouté. La magistrate a également indiqué que « chez l’un de ces hommes, il a été découvert en saisie incidente six fusils et de nombreuses munitions », donnant lieu à des poursuites.

Le 23 août 2018 vers 6 heures du matin, Jean Livrelli, retraité totalement inconnu des services de police, rejoignait son équipe de battue pour une partie de chasse quand il a été tué de plusieurs coups de feu sur la route du Val d’Ese, au-dessus du village de Bastelica (Corse-du-Sud) dans un « guet-apens » tendu « par au moins deux hommes », avait indiqué Eric Bouillard, le procureur de la République à Ajaccio, au moment des faits. Très vite, la piste de la « méprise » avait été avancée par le procureur : le retraité aurait été tué par erreur, à la place de quelqu’un d’autre, un homme qui se déplaçait avec un véhicule similaire à celui de la victime et qui est présenté comme proche du grand banditisme.