Chevaux mutilés : Le suspect interpellé dans le Haut-Rhin mis hors de cause

ENQUETE L’homme, âgé de 50 ans, niait les faits. Son alibi a pu être vérifié

T.G. avec AFP

— 

Des chevaux dans leurs box (illustration)
Des chevaux dans leurs box (illustration) — F. Scheiber / 20 Minutes
  • Interpellé lundi à son domicile de Nambsheim, dans le Haut-Rhin, le suspect mis en cause dans l’enquête sur les mutilations faites aux chevaux a été relâché.
  • Il niait les faits et son alibi, grâce au bornage de son téléphone, a pu être vérifié.
  • Un témoin croyait l’avoir reconnu à la suite de la diffusion d’un portrait-robot.

Ce ne serait donc pas lui. Le suspect interpellé lundi à Nambsheim, dans le Haut-Rhin dans le cadre de l'enquête sur un cas de mutilation de chevaux a été mis hors de cause. Il a été libéré sans que des poursuites soient engagées, a annoncé, mardi, le parquet de Sens. « Il niait depuis le début et son alibi a pu être vérifié », a indiqué le procureur Arnaud Laraize, confirmant une information de BFMTV.

Les investigations menées auprès de témoins, l’analyse du bornage de son téléphone et la vérification de ses déplacements dans la journée et la soirée du 24 août « ont permis d’établir qu’il n’était pas dans le département [de l’Yonne] au moment des faits. Il a donc été mis hors de cause et sa garde à vue a été levée lundi en fin de soirée », a-t-il ajouté.

Un témoin croyait l’avoir reconnu

Cet homme de 50 ans avait été interpellé à son domicile de Nambsheim (Haut-Rhin) lundi matin par les gendarmes de la section de recherches de Dijon suite au signalement d’un témoin qui pensait l’avoir identifié sur portrait-robot.

Ce portrait, diffusé fin août, est celui d’un des deux auteurs de sévices infligés à un cheval et deux poneys le 24 août dans un refuge de l’Yonne. Il avait pu être élaboré grâce au témoignage de son propriétaire Nicolas Demajean. La nuit du 24 août, ce dernier avait surpris sur sa propriété deux intrus dont l’un lui avait entaillé l’avant-bras gauche avec une serpette. Les deux agresseurs avaient ensuite pris la fuite.

Deux poneys avaient été lacérés à l’arme blanche, l’un sur 50 centimètres, l’autre sur 25 cm, et un cheval de selle avait également été mutilé, avait précisé Nicolas Demajean, qui avait dû être hospitalisé, victime d’une incapacité totale de travail de quatre jours.

Depuis plusieurs mois, des chevaux ont été victimes de mutilations sur plus de la moitié du territoire national.