Chevaux mutilés : Deux suspects recherchés en Côte-d’Or

BARBARIE Un important dispositif de gendarmerie a été mis en place après une intrusion dans un pré. Plus de vingt départements sont touchés par les mutilations d’équidés

20 Minutes avec AFP

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Un cheval dans un centre équestre dans Les Yvelines (illustration).
Un cheval dans un centre équestre dans Les Yvelines (illustration). — Michel Euler/AP/SIPA

Les gendarmes ont mis les grands moyens pour enfin percer le mystère des chevaux mutilés et tués. Deux suspects sont toujours recherchés en Côte-d’Or où un important dispositif de gendarmerie a été déployé ce dimanche après qu’un propriétaire de chevaux a signalé une intrusion dans son pré. Selon le parquet de Dijon, « un cheval a été blessé au niveau du flanc. Une blessure pas très profonde selon l’examen vétérinaire ».

Un hélicoptère et 40 gendarmes

Vers 2 heures du matin à Losne, « le propriétaire a aperçu des lampes dans son pré » et prévenu les gendarmes qui ont envoyé 40 hommes sur le terrain, appuyés par un hélicoptère, ainsi qu’une équipe cynophile, en présence du commandement régional. La gendarmerie de Côte-d’Or a également mis momentanément en place un dispositif de contrôle routier avec les départements voisins. Le dispositif a été « progressivement allégé dans la matinée et il reste une quinzaine de gendarmes à l’œuvre pour la poursuite des investigations ».

Les actes barbares contre des chevaux touchent toute la France. Dans le Cantal, à Riom-es-Montagnes, une jument a été retrouvée morte et particulièrement mutilée samedi soir. Les propriétaires l’ont trouvée « éventrée, une oreille en moins et les mamelles coupées », a indiqué dimanche le parquet d’Aurillac, confirmant une information du quotidien régional La Montagne. « Des prélèvements ont été faits lors de l’autopsie pour savoir si les mutilations auraient été infligées post-mortem », a précisé le parquet.

Les propriétaires à cran

Les mutilations d’équidés sont devenues un sujet particulièrement sensible. Afin d’éviter un drame humain, des consignes ont été passées aux propriétaires « d’appeler les forces de l’ordre et de ne pas intervenir eux-mêmes », selon les gendarmes. Il faut dire que les éleveurs sont de plus en plus à cran. Le Val-d’Oise, par exemple, a enregistré ses premiers cas samedi : deux juments, qui ne sont pas mortes, l’une présentant une coupure à la vulve et l’autre une coupure de 30 centimètres sur le flanc. Elles étaient parquées dans le même pré à Grisy-les-Plâtres.

Alors que de tels actes se sont déjà produits dans plus d’une vingtaine de départements, l’office central de lutte contre les atteintes à l’environnement et à la santé publique « coordonne » le suivi des enquêtes. « Tous les éléments de procédure sont réunis au service central du renseignement criminel », a indiqué cette semaine le colonel Hubert Percie du Sert, coordinateur de la sous-direction de la police judiciaire de la gendarmerie. Concernant les motivations des auteurs, tout est envisagé : un challenge sur Internet, des dérives sectaires, le mimétisme, la haine des équidés ou encore des rites sataniques…