Haute-Savoie : « Aucun élément pour faire un lien avec la tuerie de Chevaline », la piste du suicide privilégiée

ENQUETE La victime retrouvée mercredi près d’une voiture calcinée à Chevaline (Haute-Savoie) serait un homme âgé de 70 ans

J.Lau.
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Photo d'illustration de gendarmes à Chevaline, en septembre 2012, près du parking où un quadruple meurtre venait d'avoir lieu.
Photo d'illustration de gendarmes à Chevaline, en septembre 2012, près du parking où un quadruple meurtre venait d'avoir lieu. — C. VILLEMAIN / 20 MINUTES

La procureure du tribunal d’Annecy, Véronique Denizot, a déjà donné des éléments, après la découverte mercredi matin d’un corps sans vie à Chevaline ( Haute-Savoie). Dans un communiqué de presse, elle évoque « le corps d’un homme fortement calciné au niveau des jambes » ainsi que la présence de « deux armes d’épaules découvertes dans le véhicule incendié, lesquelles feront l’objet d’investigations techniques. »

Les premiers éléments de l’enquête dévoilés établissent que « le feu aurait démarré alors que la victime était assise à l’intérieur du véhicule et que celle-ci en serait ensuite sortie avant de succomber ». Ces explications accréditent donc la piste du suicide. L’identité de la victime n’a pas encore été dévoilée par la procureure de la République mais d’après Le Dauphiné Libéré, il s’agit d’un homme de 70 ans habitant la commune de Doussard, qui touche Chevaline, au bout du lac d’Annecy.

Son autopsie va avoir lieu ce jeudi à Grenoble, et à en croire Véronique Denizot, la référence immédiatement faite à la tuerie de Chevaline de 2012, à savoir un quadruple meurtre non élucidé, n’a pas lieu d’être. « Aucun élément ne permet à l’heure actuelle de faire état d’une éventuelle intervention d’un tiers, ni de faire un lien avec les événements dits de la tuerie de Chevaline survenus huit ans plus tôt », conclut la procureure dans le communiqué.