Tarbes : Des inscriptions anti-islam taguées sur les murs de la mosquée

ISLAMOPHOBIE Les dégradations islamophobes, perpétrées durant la nuit sur la mosquée de Tarbes ont été condamnées par le ministre de l'Intérieur

Béatrice Colin

— 

La mosquée de Tarbes a été taguée durant la nuit d'inscriptions islamophobes.
La mosquée de Tarbes a été taguée durant la nuit d'inscriptions islamophobes. — Google street view

Alors que le procès des attentats de janvier 2015 s’ouvre ce mercredi à Paris, les Tarbais ont pu découvrir ce matin des inscriptions anti- islam taguées sur les façades de la grande mosquée.

« Je suis un lâche » sortant de la bouche d’un dessin du prophète Mahomet, ou encore « Islam dehors » et « Mahomet métastase » ont été graphés en noir sur les murs.

Des dégradations à caractère islamophobe qui ont été immédiatement condamnées par le ministre de l’Intérieur. Dans un tweet, Gérald Darmanin s’est dit dégoûté, indiquant que ces actes n’avaient pas « leur place dans notre République ».

Le maire de la capitale des Hautes-Pyrénées, Gérard Trémège, s’est dit indigné « par ces actes odieux de profanation », adressant son soutien à la communauté musulmane.

Il s’est rendu sur place, accompagné du nouveau préfet du département, Rodrigue Furcy. « Les enquêteurs sont à pied d’œuvre sous l’autorité du procureur de la République pour identifier au plus vite les auteurs. L’ensemble des relevés ont été réalisés dès ce matin, ce qui permettra d’effacer ces tags dans la journée », a indiqué ce dernier dans un communiqué de presse.

Le conseil régional du culte musulman en Midi-Pyrénées a aussi condamné ces « inscriptions racistes et islamophobes ». « Ce lieu de culte, reconnu pour son ouverture et son action positive dans le vivre ensemble dans le département subit un acte de profanation odieux, empreint de haine, d’ignorance de l’autre avec des desseins et des inscriptions insultantes envers la personne du Prophète mais aussi envers les citoyens musulmans en général », dénonce le CRCM.

Ses représentants appellent « solennellement les autorités à mettre en œuvre tous les moyens nécessaires pour que les lieux de cultes soient sécurisés. En 2020 en France, personne ne devrait être inquiet ou effrayé de se diriger vers ces lieux de paix et de recueillement ».