Attentats de janvier 2015 : Au-delà de l’aspect judiciaire, l’enjeu cathartique du procès

LE BRIEF Le procès des attentats de « Charlie Hebdo », de l’Hyper Cacher, et de l’assassinat de la policière municipale, Clarissa Jean-Philippe, s’ouvre mercredi

Caroline Politi, Emilie Petit

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Accusés, enjeu, partie civile... Comment le procès des attentats de janvier 2015 va-t-il se dérouler ? — 20 Minutes

11h33, le 7 janvier 2015 : les frères Kouachi font irruption dans la rédaction de l’hebdomadaire satirique Charlie Hebdo. En moins de deux minutes, ils abattent onze personnes puis exécutent un policier qui tente de les arrêter.

Alors qu’ils sont en fuite, un de leurs complices, Amédy Coulibaly poursuit leur macabre projet et abat une policière municipale à Montrouge. Le lendemain, il prend en otage les clients et le personnel de l’ Hyper Cacher de la porte de Vincennes et abat froidement quatre hommes.

Onze personnes dans le box des accusés

Si les trois terroristes ont été abattus, le procès de quatorze personnes, soupçonnées de leur avoir apporté, à divers degrés, leur aide, s’ouvre à partir de mercredi et pour deux mois devant la cour d’assises spéciale. Trois d’entre elles, sous le coup d’un mandat d’arrêt international, seront néanmoins absentes du box.

Parmi les accusés présents, seuls l’un d’entre eux devra répondre de complicité, les autres étant renvoyés pour « associations de malfaiteurs terroristes criminelles ».

Au-delà même de l’aspect judiciaire, l’autre enjeu de ce procès sera sans nul doute cathartique pour les 200 parties civiles mais également pour la société tout entière, profondément marquée par ces attaques.