Paris : Deux hommes, soupçonnés d’agression antisémite, placés en garde à vue

ENQUETE Deux hommes ont violemment agressé un homme juif début août à Paris, lui volant également une montre de luxe

20 Minutes avec AFP

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Un véhicule de la police nationale. (Illustration)
Un véhicule de la police nationale. (Illustration) — Clément Follain / 20 Minutes

Soupçonnés d’avoir violemment agressé un homme juif début août à Paris, deux hommes ont été interpellés et placés en garde à vue, a annoncé le parquet de Paris, ce jeudi.

Une enquête avait été ouverte par le parquet de Paris pour vol avec violences commis en réunion et en raison de l’appartenance de la victime à une religion et confiée à la sûreté territoriale, après qu’un père de famille a porté plainte.

La victime rouée de coups dans la cage d’escalier

Dans cette dernière, cet homme, prénommé David, avait rapporté avoir été insulté, traité de « sale juif, sale race » et roué de coups le 6 août par deux hommes qui l’avaient suivi dans l’immeuble de ses parents, dans l’est de la capitale, où il était venu chercher sa fille. Les deux agresseurs lui avaient ensuite dérobé une montre d’une valeur de 10.000 euros

C’est le père du jeune homme qui l’avait découvert dans la cage d’escalier, s’inquiétant de ne pas le voir arriver. L’homme portait une kippa au moment des faits, selon Sammy Ghozlan, président du Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme (BNVCA) qui a dévoilé l’affaire.

« Ces actes et ces propos n’ont pas leur place à Paris »

Cette agression avait suscité l’indignation de responsables politiques. « Tout mon soutien à David et à sa famille, victime d’une violente et odieuse agression antisémite, ces actes et ces propos n’ont pas leur place à Paris », avait notamment réagi sur Twitter la maire de Paris Anne Hidalgo.

« Une nouvelle fois l’antisémitisme s’exprime violemment dans les rues de la capitale : un homme de 29 ans en a été durement victime dans le XIXe. Ses agresseurs filmés par vidéo protection, je souhaite qu’ils soient rapidement retrouvés et sévèrement punis ! », avait écrit de son côté la présidente de la région Valérie Pécresse.