Sarthe : Une enquête ouverte après la découverte d’un veau mutilé

CRUAUTE ANIMALE Le veau, qui a été retrouvé mort, présentait une oreille coupée et des lacérations

F.B. avec AFP

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Illustration d'un veau dans une ferme, ici en Savoie.
Illustration d'un veau dans une ferme, ici en Savoie. — J. C. Tardivon / SIPA

La série continue. La brigade de recherches de la gendarmerie du Mans a été saisie d’une enquête pour actes de cruauté sur animal après la découverte d’un veau mort mutilé samedi dans la  Sarthe, a-t-on appris auprès du parquet.

Le veau a été retrouvé mort dans un champ avec « l’oreille droite coupée et des lacérations sur ses appareils génitaux », a précisé le parquet du Mans à l’AFP. Les faits se sont sans doute produits dans la nuit de vendredi à samedi, selon le propriétaire.

Premier cas dans la Sarthe

« Compte tenu du phénomène national de sévices sur animaux qui a pu être mis en évidence, la brigade de recherches du Mans a été saisie de cette affaire d’actes de cruauté sur un animal », a précisé le parquet. « Il s’agit toutefois du premier cas signalé dans le département de la Sarthe et, à notre connaissance, du premier cas sur un veau, les cas de sévices recensés ayant principalement touché des chevaux », a-t-on indiqué de même source.

Le parquet a indiqué qu’il n’y avait « pas de piste pour le moment ».

Principalement des chevaux

Fin juin, une note du Service central du renseignement territorial, évoquée par Le Parisien, recensait au moins onze faits similaires sur des chevaux en France entre décembre 2018 et l’été 2020. Et le phénomène s’accélère : dans la nuit du 1er au 2 août, un poney alezan était retrouvé mort et mutilé en Essonne. Le 8 août, c’était une pouliche de 18 mois à Cluny (Saône-et-Loire) : « une oreille coupée et un œil arraché, le cœur poignardé et le vagin enlevé » selon ses propriétaires pour qui l’animal a été attrapé au lasso.

Ces derniers jours, une jument a subi pareils sévices dans le Jura et un pur-sang a été égorgé dans les Côtes-d’Armor, tandis que des organes étaient prélevés sur un cheval déjà mort dans la Loire.

Précédemment, le Puy-de-Dôme, la Moselle, la Vendée, l’Aisne ou la Seine-Maritime ont été touchés. Des enquêtes sont ouvertes, confiées aux gendarmes locaux appuyés par l’Office central de lutte contre les atteintes à l’Environnement et à la Santé publique.