Rennes : Un homme placé en garde à vue pour le meurtre de sa compagne

FEMINICIDE Le drame s’est déroulé dans la nuit de mercredi à jeudi dans un appartement du quartier de Maurepas

Jérôme Gicquel

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Des policiers devant un immeuble à Maurepas, à Rennes.
Des policiers devant un immeuble à Maurepas, à Rennes. — C. Allain / APEI / 20 Minutes
  • Un homme a été placé en garde à vue dans la nuit de mercredi à jeudi à Rennes pour homicide volontaire sur son concubin.
  • Il est accusé d’avoir tué sa compagne avec une arme blanche dans leur appartement situé dans le quartier de Maurepas.
  • Il avait déjà été condamné pour des violences volontaires commises avec arme sur sa compagne en 2016.

Un homme de 43 ans a été interpellé et placé en garde à vue pour homicide volontaire sur concubin dans la nuit de mercredi à jeudi à Rennes. Il est soupçonné d’avoir tué sa compagne avec une arme blanche dans leur appartement situé allée Saint-Gildas dans le quartier de Maurepas, a-t-on appris ce jeudi auprès du parquet.

C’est l’individu qui a appelé lui-même les secours un peu avant 1h du matin, leur indiquant qu’il venait de tuer sa compagne. Au moment de son interpellation, il « présentait un fort taux d’alcoolémie », précise le procureur de la République de Rennes Philippe Astruc dans un communiqué. Une autopsie de la victime doit être réalisée ce jour. « Les premières constatations laissaient entrevoir l’existence de violences sur la victime et l’utilisation d’un couteau », précise le procureur.

Déjà condamné pour des violences sur sa compagne en 2016

Toujours en garde à vue ce jeudi après-midi, le mis en cause a déjà un casier judiciaire avec six condamnations prononcées entre 2003 et 2016. Il avait notamment été condamné en 2016 à un an d’emprisonnement, dont huit mois de sursis, pour des violences volontaires commises avec arme sur sa compagne en 2015.

« Le suivi de l’intéressé, portant notamment sur une obligation de soin en relation avec une consommation problématique d’alcool, a pris fin en 2018 », précise le communiqué du procureur. A l’issue de la garde à vue, une information judiciaire criminelle doit être ouverte. Si la qualification de « meurtre par concubin » est retenue, l’homme encourt la réclusion criminelle à perpétuité.

Le nombre de féminicides a augmenté l’an dernier

Ce nouveau drame porte à au moins 47 le nombre de féminicides présumés depuis le début de l’année, selon un décompte de l’AFP. En 2019, l’AFP a recensé au moins 126 cas de femmes tuées par leur compagnon ou ex, soit une femme tous les trois jours en moyenne.

Selon des chiffres de l’enquête de la délégation aux victimes rendus publics par le ministère de l’Intérieur lundi, 146 femmes ont été tuées en 2019 par leur conjoint ou ex-compagnon, soit 25 de plus que l’année précédente.