Reims : Voitures brûlées et des policiers et pompiers pris à partie dans deux quartiers

VIOLENCES URBAINES Le parquet de Reims considère que les faits ressemblent à un guet-apens tendu aux policiers et pompiers

20 Minutes avec AFP

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Le quartier de la Croix-Rouge à Reims (illustration).
Le quartier de la Croix-Rouge à Reims (illustration). — F.Nascimbeni/AFP

Treize voitures incendiées, onze dégradées à coups de pied ou de battes de base-ball, des policiers et des pompiers reçus avec des tirs de mortier : deux quartiers sensibles de Reims ( Marne) ont été secoués par des violences dans la nuit de dimanche à lundi, a-t-on appris auprès du parquet.

« Le premier évènement s’est déroulé dans le quartier Croix-Rouge à partir de 20h30. Les policiers et les pompiers sont intervenus pour des dégradations sur des voitures », a expliqué la vice-procureure, Marlène Borde. « On a constaté 13 voitures incendiées et 11 dégradées à coups de pied ou de battes de base-ball, notamment sur les pare-brise et les rétroviseurs », a-t-elle poursuivi.

Cela fait penser à « un guet-apens »

« Au moment de leur intervention, les policiers et les pompiers ont essuyé des tirs de mortier, heureusement sans faire de blessé ». Le scénario de ce qui « semble ressembler à un guet-apens », selon la vice-procureure, s’est répété vers minuit dans le quartier Wilson. « Les pompiers et les policiers sont appelés pour un feu de poubelle. A leurs arrivées, ils reçoivent six tirs de mortier qui endommagent l’une des voitures de police ».

« Les premières plaintes sont déposées. L’enquête commence, notamment pour identifier des suspects qui étaient cagoulés au moment des faits » a indiqué Marlène Borde, précisant ne pas connaître pour l’heure la cause de cette soudaine poussée de violence.

Une réponse à des interpellations ?

Pour Xavier Albertini, adjoint en charge de la sécurité du maire (LR) Arnaud Robinet, elle « pourrait avoir un lien avec des interpellations difficiles qui se sont faites 48 heures avant ces incidents qui ressemblent fort à un guet-apens pour se venger des forces de police ».

« L’Etat et la DDSP (Direction départementale de la sécurité publique) ont demandé le renfort de forces mobiles pour sécuriser ces deux quartiers. Elles sont en ce moment en cours de mobilisation et devraient intervenir très prochainement », a précisé Xavier Albertini, à l’issue d’une réunion à la mairie de Reims.