Les gendarmes aux trousses des tueurs de chevaux

ANIMAUX Plusieurs enquêtes ont été ouvertes après que dix chevaux ont été retrouvés morts, l’oreille coupée

T.C.

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Un cheval. Illustration.
Un cheval. Illustration. — Alexas_Fotos

En mai dernier, un poney était retrouvé mort à Berny-en-Santerre, près de la gare TGV Haute Picardie, dans la Somme. Détail intrigant, l’animal avait une oreille coupée. Un cas qui, étrangement, est loin d’être isolé. Depuis le début de l’année 2020, les gendarmes en ont recensé neuf autres similaires. Les faits ont lieu la nuit, principalement dans les départements du Nord de la France – Oise, Aisne, Seine-Maritime, Yvelines, en Vendée…

Les enquêtes sont confiées aux brigades de gendarmerie locales par les parquets dont elles dépendent. Elles sont épaulées dans leur tâche par les spécialistes de l’Oclaesp (Office central de lutte contre les atteintes à l’environnement et à la santé publique) qui apportent leur expertise et recensent minutieusement ces faits qui intriguent. « C’est vraiment bizarre. Est-ce l’œuvre de tarés ? S’agit-il de rituels morbides ? De défis stupides ? A l’heure actuelle, aucune piste n’est privilégiée », confie à 20 Minutes une source proche du dossier.

Des motivations floues

Pourquoi le ou les auteurs emportent-ils l’oreille de l’animal une fois tué ? « Le seul rapprochement qu’on a pu effectuer, c’est qu’à la fin d’une corrida, on coupe également l’oreille du taureau. Donc, il y a ce côté effectivement "trophée" qui peut apparaître. Pour la motivation, ce serait quelque chose un peu plus de l’ordre du rituel. Mais, pour l’instant, il n’y a rien qui tend à le prouver », explique à Francetvinfo la cheffe d’escadron Manon Vuillermet.