Caen : Une personne gravement brûlée après une intervention policière

FAITS DIVERS L’IGPN a été saisie après l’utilisation par un policier d’un pistolet à impulsion électrique

20 Minutes avec AFP

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Un pistolet à impulsion électrique. (Illustration)
Un pistolet à impulsion électrique. (Illustration) — Finbarr Webster/Shutter/SIPA

L’inspection générale de la police nationale (IGPN) a été saisie après l’utilisation par un policier d’un pistolet à impulsion électrique qui a entraîné de graves brûlures sur une personne lors d’une saisie judiciaire près de Caen vendredi dernier, a-t-on appris mercredi auprès du parquet.

A l’arrivée d’un huissier accompagné de policiers en vue d’une saisie, un homme s’était aspergé d’essence et menacé d’y mettre le feu avec un briquet à Saint-Contest dans la périphérie de Caen, selon les médias locaux. Un des policiers a, selon des témoins, utilisé un pistolet à impulsion électrique, apparemment dans l’intention de stopper l’homme dans son projet, et l’homme s’est enflammé. Grièvement brûlé, il est depuis hospitalisé.

« L’usage du taser […] a pu déclencher l’embrasement »

« Il apparaît que, dans l’intention d’empêcher un geste fatal, l’action des services de police a pu contribuer, malheureusement, au résultat dramatique qui s’est ensuivi. En effet, l’usage du taser dans une atmosphère imprégnée d’hydrocarbure a pu déclencher l’embrasement », développe le communiqué du parquet. « Il n’est pas établi, à ce stade, qu’une infraction pénale ait été commise, et une enquête administrative devra nécessairement être conduite », poursuit le communiqué de la procureure de Caen, Amélie Cladière.

« Dans l’attente, j’ai décidé de saisir l’IGPN. La procédure en recherche des causes de blessures va donc être transmise au parquet et l’enquête va se poursuivre dans un second temps sous la qualification de blessures involontaires », conclut la procureure.