Incendie d’Anglet : Un mineur de 16 ans mis en examen pour « destruction volontaire de forêt »

ENQUÊTE Il se serait vanté auprès de ses camarades d’être à l’origine de l’incendie

C.C.
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L'incendie a détruit 165 hectares de forêt à Anglet.
L'incendie a détruit 165 hectares de forêt à Anglet. — IROZ GAIZKA / AFP

Un mineur de 16 ans a été mis en examen pour « destruction volontaire de forêt », une semaine l’incendie d’Anglet, a annoncé le Procureur de la République de Bayonne, Jérôme Bourrier. Pour rappel, le feu avait ravagé 165 hectares de forêt et de végétation ainsi que plusieurs maisons. Mais dès ce matin, le parquet avait annoncé le placement en garde à vue d’un suspect.

Cet adolescent vivait dans un foyer et avait « une tendance avérée à la pyromanie, s’est vanté auprès de ses camarades d’en être l’auteur », a précisé le procureur. Le mineur qui désormais plaide la « vantardise », a ensuite nié les faits, a précisé le procureur. L’enquête dirigée par la police judiciaire de Bayonne, a permis d’établir des « indices graves et convergents » à l’encontre du jeune homme. Une habitante avait notamment fait un signalement aux enquêteurs le week-end dernier, après avoir discuté avec les deux jeunes auprès de qui s’était vanté l’adolescent.

Le procureur a précisé que « le mode opératoire n’est pas établi. On n’a pas de certitudes sur la manière dont le feu a été enclenché ». Le jeune homme était déjà connu de la police pour sa « tendance à la pyromanie », après un incendie qui s’était déclaré dans la chambre de son foyer fin juin, a encore fait savoir le procureur.

Plusieurs départs de feu

Dès le 1er août, le parquet de Bayonne avait indiqué que l’incendie était d’origine humaine, sans savoir si l’acte était volontaire ou non. Il précisait aussi qu’il y avait eu plusieurs départs de feu à proximité du stade Orok Bat d’Anglet selon les premiers éléments de l’enquête.

Le procureur de la République ajoutait le Procureur de Bayonne rappelait que « même en l’absence de caractère intentionnel, la destruction volontaire de bois, forêts, landes et maquis, intervenue dans des conditions de nature à exposer les personnes à un dommage corporel ou irréversible à l’environnement, est susceptible de constituer un délit réprimé de 5 à 7 années d’emprisonnement et d’une amende de 100.000 euros ».