Vendée : Des tags sur les murs et vitres de l’Ices à la Roche-sur-Yon

FAITS DIVERS L’institut catholique de Vendée a été visé par des messages soutenant la communauté LGBT et insultant la police

Frédéric Brenon

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Les tags découverts sur les murs de l'Ices (en partie effacés lundi).
Les tags découverts sur les murs de l'Ices (en partie effacés lundi). — D.Phelippeau/20Minutes
  • Plusieurs tags à la peinture rouge ont été découverts dimanche sur le bâtiment de l’Institut catholique d’études supérieures de Vendée, à La Roche-sur-Yon.
  • Certains messages exprimaient un soutien envers la communauté LGBT, d’autres proféraient des insultes envers la police.
  • L’établissement se dit « attristé » par cette « provocation » et va porter plainte.

Il y en avait sur les vitres du hall d’entrée et sur les murs blancs de la façade. Plusieurs tags à la peinture rouge ont été découverts dimanche sur le bâtiment de l’Institut catholique d’études supérieures de Vendée (Ices), à La Roche-sur-Yon. Certains messages, qui ont été en partie effacés ce lundi, exprimaient un soutien envers la communauté LGBT. D’autres proféraient des insultes envers la police. Des produits chimiques ont aussi été versés dans les serrures.

L’établissement se dit « attristé » par cette « provocation » et va porter plainte. « Les auteurs sont dans l’incapacité de revendiquer leur message dans le cadre du débat démocratique », déplore Philippe-Henri Forget, responsable de la communication de l’Ices.

Etudiants relaxés après avoir dégradé un village en opposition à l’homophobie

Y a-t-il un lien entre ces tags et le jugement rendu par la cour d’appel de Poitiers la semaine passée ? Rejugés après avoir dégradé un village en opposition à l’homophobie le 18 mai 2019 à La Roche-sur-Yon et scandé « Homo-folie, ça suffit ! », douze étudiants de l'Ices ont en effet été relaxés le 1er juillet, à la fois du délit d’injure à caractère homophobe et de l’entrave au droit de manifester.

En première instance, les douze étudiants avaient été condamnés pour délit d'entrave à la liberté de réunion et avaient écopé de peines allant de 100 heures de travail d’intérêt général (TIG) à deux mois de prison avec sursis.

« C’est un dossier que nous avons clos depuis longtemps », commente le directeur de la communication de l’Ices, rappelant que son établissement avait pris des décisions disciplinaires à l’encontre des étudiants impliqués. Trois ont été exclus de l’école, dont deux de manière définitive.