Propos racistes de policiers sur WhatsApp : La révocation d’un nouvel agent de Rouen demandée

DISCRIMINATIONS Un autre conseil de discipline organisé à Rennes avait déjà demandé la révocation de trois policiers rouennais ce mardi

20 Minutes avec agences

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Un policier. (Illustration)
Un policier. (Illustration) — SYSPEO/SIPA

L’affaire autour des propos racistes échangés par des policiers de Rouen sur WhatsApp prend chaque jour un peu plus d’épaisseur. La révocation d’un adjoint de sécurité a ainsi été demandée en conseil de discipline, a-t-on appris ce jeudi de sources syndicales et proches du dossier. Mardi, un autre conseil de discipline organisé à Rennes avait déjà réclamé à l’unanimité la révocation de trois policiers rouennais.

Pour un autre adjoint de sécurité, agent contractuel de la police nationale, le conseil de discipline n’est pas parvenu à un avis ferme. « C’est au préfet de trancher désormais. C’est une affaire jugée prioritaire par le ministère », a indiqué une source syndicale.

Un policier noir porte plainte

L’affaire a démarré avec le dépôt de plainte d’un policier noir, affecté à l’Unité d’assistance administrative et judiciaire, contre six de ses collègues en poste à Rouen après avoir découvert qu’il était la cible de propos racistes de leur part.

Une enquête préliminaire avait été ouverte et l’IGPN (Inspection générale de la police nationale) avait été saisie « du chef de diverses infractions, notamment diffamation non publique aggravée et provocation non publique à la discrimination ».

Début juin, Arte Radio a diffusé les propos de ces policiers, redonnant de l’écho à cette affaire au moment où la police est accusée de violences et de racisme.