Isère : Une enquête en cours après le passage à tabac d’un ado, un gendarme suspecté d’être impliqué

VIOLENCES EN REUNION Un adolescent de 16 ans a été violemment agressé dans la nuit de samedi à dimanche à Heyrieux, en Isère. Le père de son ex petite amie est également suspecté

Elisa Frisullo

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Illustration de gendarmes
Illustration de gendarmes — G.Varela / 20 Minutes

Les investigations visant, notamment, un gendarme doivent permettre d’établir le rôle qu’il a joué lors des faits. Une enquête sur « des violences volontaires en réunion », confiée à la brigade de recherches de Vienne, est en cours en Isère après le passage à tabac d’un adolescent à Heyrieux, indique ce vendredi à 20 Minutes le parquet, confirmant une information de RTL.

Quatre hommes, suspectés d’être impliqués dans ces violences, sont visés par l’enquête, dont un gendarme également conseiller municipal dans le département. Dans la nuit de samedi à dimanche, alors qu’il sortait d’une soirée chez des copains, un garçon de 16 ans a été agressé par plusieurs personnes. Parmi les suspects figure, selon RTL, le père d’une jeune fille avec lequel l’adolescent a rompu il y a déjà quelque temps.

Le garçon, embarqué à l’arrière d’une voiture, aurait été violemment frappé sous le regard de l’un de ses amis qui a tenté de s’interposer. Mais le gendarme qui accompagnait les suspects de cette expédition punitive l’en aurait dissuadé, le faisant reculer avec son bras.

Une tentative d’intimidation ?

Cette enquête doit permettre de connaître l’implication exacte de chacun des protagonistes et notamment celle de ce gendarme « qui ne semble toutefois pas avoir porté de coups », précise à 20 Minutes le parquet de Vienne. Les enquêteurs devront notamment vérifier si le sous-officier, hors service lors des faits, est venu en aide à la victime ou a laissé les violences se produire sans intervenir. Ils auront également à comprendre pourquoi le gendarme s’est présenté le lendemain des faits à la brigade de Heyrieux, au moment même où le garçon, qui a subi 10 jours d’ITT, et son père, étaient présents pour porter plainte.

La victime a assuré à nos confrères de RTL que le gendarme aurait essayé de l’intimider avant d’être chassé du bureau par ses collègues. On ignore pour l’heure si les trois autres protagonistes ont été interpellés ou convoqués par la brigade de recherches.