Seine-Maritime : Un cheval et un âne retrouvés morts, l’oreille coupée

ENQUETE En France, on comptabilise sept cas d’équidés retrouvés morts avec une oreille coupée

20 Minutes avec Agence

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Le mystère autour des équidés mutilés s'épaissit.
Le mystère autour des équidés mutilés s'épaissit. — Gile Michel / SIPA

Plusieurs attaques contre des chevaux ont eu lieu depuis le mois de février dans plusieurs départements français, rapporte France Bleu Normandie. Signe particulier de ces actes barbares : les animaux sont à chaque fois retrouvés avec l’une des oreilles coupées. Dernière attaque en date, le 19 juin dernier à Grumesnil, près de Forges les Eaux ( Seine-Maritime). Un âne de 14 ans a été retrouvé mort dans un pré par son propriétaire. Un œil lui avait été arraché et une oreille était coupée. Treize jours auparavant, à Dieppe, une jument avait été découverte agonisante avec là encore, une oreille sectionnée.

Les cas de l’âne Scipion et de la jument ne sont pas isolés en Seine-Maritime. La gendarmerie de Gournay-en-Bray, qui mène l’enquête, rapporte deux autres affaires du même genre mais les propriétaires des animaux mutilés n’ont pas porté plainte. On peut parler de série, car les militaires ont eu connaissance d’autres agressions d’équidés sur le reste du territoire. « Un cheval en Moselle, un autre en Vendée, une jument dans le Puy-de-Dôme, une pouliche dans l’Aisne, et un poney dans la Somme ont été tués », liste ainsi France Bleu Normandie.

Un challenge sur Internet ?

Dans chacun de ces cas, l’oreille de l’animal a été tranchée. De quoi jeter le trouble chez les enquêteurs comme chez le propriétaire de l’âne, Loïc Crampon. L’homme, qui élève une centaine de baudets dans la ferme familiale, pense qu’il ne s’agit pas du même coupable. « Ça pourrait être une secte ou un rite satanique mais moi je pencherais plus pour une sorte de challenge​ qui se déroule sur Internet » explique l’éleveur à la radio locale.

Une enquête a été ouverte par le parquet de Dieppe dans les affaires qui concernent la jument et l’âne en Seine-Maritime, pour « actes de cruauté envers un animal ». Le ou les coupables risquent deux ans de prison et 30 000 € d’amende.