Aisne : Plus de 5.000 cartouches de protoxyde d’azote saisies par la police

IMPORTANTE SAISIE Les policiers ont découvert des milliers de cartouches de gaz hilarant, certainement achetés chez un grossiste alimentaire

G.D. avec AFP
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Illustration de cartouches de protoxyde d'azote.
Illustration de cartouches de protoxyde d'azote. — Eric Beracassat/SIPA

Du gaz hilarant sans doute acheté chez un grossiste alimentaire. La police a saisi, ce vendredi, 5.500 cartouches de protoxyde d'azote, dans un local d’un bailleur social du quartier de Presles, à Soissons, dans l’Aisne, selon des sources policières. Ce gaz utilisé dans les siphons de cuisine est détourné pour ses effets euphorisants.

« Il n’y a pas eu d’interpellation, n’y en aura pas, à cause du vide juridique, mais c’est la satisfaction d’avoir sorti ça du circuit. C’est déjà ça en moins », s’est félicitée une source policière auprès de l’AFP, soulignant les « enjeux sanitaires et d’ordre public » que soulève la consommation de ce gaz.

Pas d’interdiction nationale

Faute d'interdiction nationale, certaines mairies ont pris des arrêtés municipaux. Soissons a ainsi pris un arrêté interdisant la vente aux mineurs, la détention par les mineurs et son usage récréatif sur la voie publique.

Très facilement accessible dans le commerce, le protoxyde d’azote, ou encore « proto » ou « gaz hilarant », se vend sous forme de cartouches destinées notamment aux siphons à chantilly.

Dans son usage détourné, le gaz que contiennent les cartouches est déversé dans un ballon de baudruche puis inhalé. Quelques inhalations provoquent une euphorie comparable à une ivresse, accompagnée d’un fou rire irrépressible.

Risques de brûlure ou d’asphyxie

En décembre 2019, le Sénat a adopté à l’unanimité en première lecture une proposition de loi transpartisane visant à interdire sa vente aux mineurs.

Parmi les risques immédiats encourus, les autorités sanitaires citent les brûlures par le froid à l’expulsion du gaz, pertes de connaissance, asphyxie par manque d’oxygène… Une utilisation régulière ou à forte dose peut entraîner « atteinte de la moelle épinière, carence en vitamine B12, anémie, troubles psychiques ».