Gironde : La gendarmerie démantèle un réseau de grande ampleur d’escrocs aux voitures de luxe

COUP DE FILET La gendarmerie a mené une opération de grande ampleur il y a quelques jours, pour faire tomber un réseau qui achetait depuis 2018 des voitures de luxe avec de faux papiers

M.B. avec AFP

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Une importante opération de gendarmerie a permis de démanteler un réseau d'escrocs qui revendaient des voitures de luxe
Une importante opération de gendarmerie a permis de démanteler un réseau d'escrocs qui revendaient des voitures de luxe — Gendarmerie nationale

Une Maserati, des Porsche, des BMW et même des camping-cars haut de gamme… Les gendarmes ont démantelé un réseau d’escrocs qui revendaient des voitures de luxe acquises frauduleusement à crédit avec de fausses identités, pour un préjudice estimé à 2 millions d’euros, a annoncé samedi la section de recherches de Bordeaux dans un communiqué.

Mardi, une opération d’envergure qui a mobilisé 90 gendarmes a permis d’interpeller en Gironde, dans le Var et dans les Pyrénées-Orientales huit hommes et deux femmes soupçonnés à des degrés d’avoir participé à cette escroquerie.

Vingt-deux véhicules de sport saisis

Les premiers soupçons sont apparus en 2018 après une plainte pour « usurpation d’identité » et » escroquerie » déposée à la brigade de gendarmerie de Saint- Médard-en-Jalles, par un organisme de crédit qui faisait face à un crédit impayé. Les enquêteurs ont établi que « de très nombreux véhicules de luxe » avaient été achetés chez des concessionnaires dans toute la France au moyen de financements obtenus à partir de faux papiers « avant d’être revendus illégalement ».

Les « investigations minutieuses » ont révélé « une soixantaine de faits dont le préjudice total est estimé à deux millions d’euros. » Les perquisitions ont débouché sur la saisie de près d’1 million d’euros dont 22 véhicules de sport, une quinzaine d’armes et près de 300.000 euros d’avoirs.

Le cerveau présumé arrêté dans le Var

Face à « l’ampleur et la complexité de cette escroquerie », le dossier avait été confié à « un groupe d’enquête exclusivement dédié au traitement de cette affaire », sous la direction d’un juge d’instruction, précise le communiqué de la section de recherches de Bordeaux, cosaisie avec la brigade de recherches de Mérignac et le groupe interministériel de recherches de Bordeaux.

A l’issue des auditions, les dix suspects ont été mis en examen dont trois ont été écroués et 7 placés sous contrôle judiciaire strict. Arrêté dans le Var, le cerveau présumé du groupe, qui vivait sous une fausse identité, était déjà visé par un mandat d’arrêt pour des faits similaires.