Alpes-Martimes : Elles étaient passées par le faux plafond pour cambrioler une bijouterie, cinq personnes interpellées

ENQUETE Une partie du butin, évalué à 700.000 euros, a été retrouvé lors des perquisitions

Thibaut Chevillard

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L'enquête est menée par la police judiciaire de Nice (illustration)
L'enquête est menée par la police judiciaire de Nice (illustration) — POLICE NATIONALE/SIPA

« Ils avaient fait comme Spaggiari, mais en passant par les faux plafonds », sourit une source policière. Cinq personnes soupçonnées d’avoir participé en septembre dernier au vol par effraction d’une bijouterie de luxe de Saint-Laurent-du-Var ( Alpes-Maritime) ont été interpellées, mardi matin, par les enquêteurs de la police judiciaire de Nice, épaulés par leurs collègues de l’Oclco (Office central de lutte contre le crime organisé). Un gros quart du butin, estimé à 700.000 euros, a aussi été retrouvé lors des perquisitions.

L’affaire avait commencé le 9 septembre dernier. Ce jour-là, lorsqu’ils arrivent à la bijouterie située dans un centre commercial de la ville, les employés découvrent que plusieurs vitrines ont été vidées au cours de la nuit. Les malfaiteurs s’étaient introduits dans la boutique en passant par les faux plafonds. Le parquet de Grasse ouvre immédiatement une enquête qu’elle confie à la police judiciaire. Les policiers comprennent vite que les auteurs ont forcément passé du temps pour effectuer des repérages.

Une cavale de plusieurs mois

En exploitant les bandes des caméras de surveillances, il repère un employé travaillant sur le chantier du centre commercial qui semblait particulièrement s’intéresser à cette bijouterie. Plus troublant : cet homme s’est volatilisé dans la nature dès le lendemain des faits. Les policiers identifient aussi l’un de ses complices originaire, comme lui, de Seine-Saint-Denis. Les deux hommes sont déjà connus des services de police et de la justice. Les enquêteurs effectuent alors « un gros travail technique pour les localiser durant leur cavale », poursuit notre source.

Mardi matin, ils ont interpellé les deux hommes ainsi que trois de leurs proches soupçonnés de recel. En garde à vue, ils ont reconnu les faits. L’employé qui avait réalisé les repérages a été mis en examen ce vendredi, son complice – qui se trouve actuellement en prison dans une autre affaire – et les trois autres suspects seront convoqués plus tard pour l’être également.