Orne : Il harcelait son ex-compagne et fait irruption en plein conseil municipal pour venir la chercher

AGRESSION L’homme de 42 ans a été condamné à douze mois de prison avec sursis pour des faits de violences, d’outrages, d’injures publiques et des appels malveillants

20 Minutes avec agence
Illustration d'une mairie.
Illustration d'une mairie. — GILE Michel/SIPA

Un homme de 42 ans a été condamné à douze mois de prison par le tribunal correctionnel d’Argentan (Orne), ce lundi, pour des faits de violences, d’outrages, d’injures publiques et appels malveillants sur son ex-compagne, mais aussi sur le maire et les membres du conseil municipal d’Athis-Val-de-Rouvre, rapporte L’Orne Combattante.

Les conseillers municipaux sont intervenus

Les faits se sont produits le 9 juin dernier, pendant une séance du conseil municipal. Vers 22 h, l’homme a fait irruption dans la réunion pour régler ses comptes avec son ex-compagne, après leur séparation. La femme, qui est aussi conseillère à la mairie, est alors sortie de la salle et le ton est vite monté. Après avoir reçu une gifle, il l’a attrapée par le bras puis l’a fait sortir du bâtiment. Des conseillers municipaux ont dû intervenir pour le maîtriser l’individu et l’un d’eux a reçu un coup de poing. Le maire et des élus ont également fait l’objet d’insultes.

« Je n’étais pas venu pour me battre, […] elle a dû se sentir vexée et elle m’a mis une claque. Il est vrai que je l’ai attrapée par les mains pour la calmer. Les conseillers sont venus, mon ex-compagne est repartie et moi je suis rentré de mon côté », a-t-il déclaré devant les magistrats. Celui-ci n’aurait pas supporté que son ex-compagne soit présente au conseil municipal alors qu’elle lui aurait déclaré passer la soirée chez elle avec ses parents et ses enfants.

« Je veux juste qu’il me laisse tranquille »

« Il m’a déclaré qu’il allait me pourrir la vie, je n’en pouvais plus, ses messages, ses insultes, alors je l’ai giflé […] Dès que je vais quelque part ou que je fais quelque chose il intervient [et] ne veut pas », a expliqué la victime, avant de préciser qu’elle ne voulait pas se constituer partie civile et ne pas demander de dommages et intérêts. « Je veux juste qu’il me laisse tranquille », a-t-elle conclu.

Le président du tribunal a aussi rappelé que l’homme avait contacté à 17.000 reprises son ex-compagne par message ou appel téléphonique depuis leur séparation au mois de juillet 2019. Il a finalement été condamné à douze mois de prison assortis d’un sursis probatoire pendant deux ans avec l’interdiction d’entrer en contact avec les victimes et avec les obligations de soins, de travail et payer les sommes dues au trésor public. Enfin, il va devoir verser 750 euros aux parties civiles.