Nîmes : L'homme de 20 ans tué dimanche soupçonné d'avoir eu des activités illicites

ENQUETE La victime a été tuée d’une balle en plein cœur

N.B.

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Illustration de la police.
Illustration de la police. — E. Frisullo / 20 Minutes

Dans la nuit de dimanche à lundi, un jeune homme de 20 ans était tué par arme à feu, dans le quartier sensible du Chemin-Bas d’Avignon, à Nîmes  (Gard). La victime avait d’abord été qualifiée auprès de l’AFP, par des sources proches du dossier, d'étudiant « sans histoires », inconnu des services de police ou de la justice.

Le procureur de la République de Nîmes, Eric Maurel, dessine désormais un autre profil. « L’autopsie révèle qu’il a été tué par une seule balle en plein cœur, alors que l’on a retrouvé sur le site un très grand nombre de douilles, confie le magistrat à France Bleu Gard Lozère. Les premiers éléments laissent envisager qu’il aurait pu être tué au début de l’agression. La question est de savoir s’il était la cible ou non de cet assassinat. Les premiers éléments découverts lors de l’enquête, et le recueil d’éléments sur sa personnalité, laissent penser que ce jeune homme avait peut-être des activités illicites, et que ces activités illicites pourraient peut-être être à l’origine de sa mort. »

Sollicitée, l’avocate de la famille de la victime n’a pas répondu à nos demandes.

Plusieurs quartiers réputés sensibles de Nîmes, notamment Pissevin ou le Chemin-Bas d’Avignon, gangrenés par le trafic de drogue, ont été le théâtre ces dernières années d’une recrudescence de violences, notamment de tirs à l’arme automatique.