Rouen : Des policiers renvoyés en conseil de discipline pour des propos racistes

ENQUÊTE C’est un de leurs collègues qui avait déposé plainte dans un premier temps

C.C. avec AFP

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Un agent de police. (illustration)
Un agent de police. (illustration) — ALLILI MOURAD/SIPA

Des policiers de Rouen, mis en cause en décembre 2019 pour des propos racistes échangés en privé sur la messagerie Whatsapp, sont renvoyés en conseil de discipline à la suite d’une enquête disciplinaire, a annoncé le patron de la police, Frédéric Veaux. L’affaire a démarré avec le dépôt de plainte d’un policier noir, affecté à l’Unité d’assistance administrative et judiciaire, contre six de ses collègues de Rouen après avoir découvert qu’il était la cible de propos racistes de leur part.

Une enquête préliminaire avait été ouverte et l’IGPN (Inspection générale de la police nationale) avait été saisie « du chef de diverses infractions, notamment diffamation non publique aggravée et provocation non publique à la discrimination », avait indiqué en janvier 2020 le procureur de la République Pascal Prache.

Publication des propos par Arte Radio

Jeudi, Arte Radio a diffusé les propos de ces policiers, redonnant de l’écho à cette affaire au moment où la police est accusée de violences et de racisme. Le directeur général de la police nationale (DGPN), Frédéric Veaux, a annoncé que « l’enquête disciplinaire (confiée à la direction départementale de la sécurité publique) qui avait été immédiatement engagée venait » de conclure au « renvoi de ces fonctionnaires devant le conseil de discipline ».

Frédéric Veaux a affirmé qu’il « veillerait à ce que toutes les conséquences administratives soient tirées de ces actes qui n’ont évidemment pas leur place dans la police nationale et appellent les réponses les plus sévères ». Le DGPN a rappelé qu’une enquête préliminaire avait été ouverte mais qu’il ne lui « appartenait pas de la commenter ». « La police en France n’est pas raciste. Elle souffre de ces comportements qui ne correspondent en rien aux valeurs républicaines qu’elle défend », a-t-il ajouté.