« Gilets jaunes » : Figure du mouvement, Christophe Chalençon a été interpellé à Paris

ARRESTATION Christophe Chalençon, leader des « gilets jaunes » dans le Vaucluse, a été libéré ce mardi matin après avoir passé la nuit en garde à vue dans les locaux de la police judiciaire à Nanterre

Thibaut Chevillard

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Christophe Chalençon le 5 décembre 2018 à Paris
Christophe Chalençon le 5 décembre 2018 à Paris — Bertrand Combaldieu/AP/SIPA

Figure du mouvement des «gilets jaunes », Christophe Chalençon a été interpellé lundi en fin d’après-midi, à Paris, par la brigade de recherches et d’intervention de l’Oclco (Office central de lutte contre le crime organisé), apprend 20 Minutes de sources concordantes, confirmant une information de LCI. Celui qui a conduit la liste « Evolution citoyenne » aux élections européennes en mai 2019 a été placé quelques heures en garde à vue au siège de la direction centrale de la police judiciaire, à Nanterre (Hauts-de-Seine) après avoir lancé un appel à l’insurrection sur les réseaux sociaux.

Le parquet de Carpentras (Vaucluse) avait ouvert une enquête après la diffusion sur Facebook, le 8 mai, d’une vidéo dans laquelle ce forgeron appelait « le peuple » à « monter sur Paris » ce lundi 11 mai pour « renverser ce pouvoir oligarchique » aux côtés de « certains généraux » qui auraient préparé un « plan » pour « verrouiller » la capitale. N’ayant pas répondu aux convocations des enquêteurs de la police judiciaire de Montpellier, chargés des investigations, le parquet a émis contre lui un mandat d’arrêt. C’est dans ce cadre qu’il a été interpellé porte d’Italie, dans le 13e arrondissement, vers 18h30.

« L’infraction n’est pas du tout constituée »

Après avoir passé la nuit en garde à vue, il a été relâché ce mardi matin. « Il n’y a pas de défèrement ou de comparution immédiate. On attend de savoir si le parquet va le poursuivre ou pas », indique ce midi à 20 Minutes Me Philippe de Veulle. L’avocat de Christophe Chalençon estime que « l’infraction n’est pas du tout constituée ».

Son client, qui « n’est pas violent », s’est exprimé en utilisant de « grandes métaphores qui traduisent un mécontentement populaire et une inquiétude, une angoisse ». « C’est une justice dure avec les faibles et clémente avec les forts », poursuit-il, dénonçant une « injustice ».