Hautes-Pyrénées : Un ancien para soupçonné d’avoir tué sa compagne placé en examen

FEMINICIDE Il est accusé d’avoir tué la femme avec qui il était en instance de divorce

20 Minutes avec AFP

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Illustration de la police.
Illustration de la police. — E. Frisullo / 20 Minutes

Un ancien parachutiste du 1er régiment des Hussards parachutistes de Tarbes, soupçonné d’avoir tué sa compagne, a été mis en examen jeudi pour « homicide volontaire aggravé sur conjoint » et incarcéré, a-t-on appris samedi auprès du parquet de Pau. Thierry Prat, 46 ans, qui avait tenté de mettre fin à ses jours en se mutilant à la gorge lors de son arrestation, a été placé sous mandat de dépôt à l’hôpital de Tarbes où il est toujours hospitalisé, a indiqué la procureure de Pau Cécile Gensac, précisant qu’il n’avait « pas nié les faits ».

« L’incarcération est effective, mais pour l’instant il reste hospitalisé sous escorte policière. Il rejoindra le centre de détention lorsque son état de santé le permettra », a souligné la magistrate. Le 1er avril, l’ancien parachutiste « a appelé sa mère pour lui dire qu’il avait commis "une bêtise". C’est elle qui a alerté la police de Bordeaux » où elle réside, avait alors confié le procureur de la République à Tarbes, Pierre Aurignac.

Déjà condamné pour violences sur concubin

Les policiers et policières tarbaises se sont rendus au domicile de Florence Gandil et ont trouvé son corps sans vie. Thierry Prat, qui était en instance de divorce avec la victime, a alors tenté d’attaquer les policiers avec une arme blanche avant d’être interpellé. Selon la procureure de Pau, cet homme avait déjà été condamné en 2019 à six mois de prison avec sursis pour « violences sur concubin ».

Fin mars, la secrétaire d’État à l’Égalité femmes-hommes Marlène Schiappa a fait état d'« indicateurs » laissant « penser qu’il y aurait une recrudescence des violences conjugales » depuis le début du confinement. Elle a annoncé la mise en place de « points d’accompagnement éphémères » dans des centres commerciaux pour accueillir les victimes et le déblocage d’un million d’euros pour venir en aide aux associations de terrain.

L’AFP a recensé 21 féminicides présumés depuis le début de l’année. En 2019 selon un décompte de l’AFP, au moins 126 femmes ont été tuées par leur compagnon ou ex, soit une femme tous les trois jours en moyenne.